Les Editions

Identification

J'ai lu (Flammarion)

J'ai lu est une maison d'édition française à Paris créée en 1958 par Frédéric Ditis à la demande d'Henri Flammarion.

Sa ligne éditoriale est très variée : romans de littérature générale, science-fictionfantastiquefantasybande dessinéemanga (abandonné), roman policier,roman d'amour. Elle publie essentiellement en format poche, mais a aussi édité la collection Millénaires (53 titres, maintenant arrêtée) au format 130 x 200 et en grand format le cycle de La Tour sombre de Stephen King ainsi que la collection Nouveaux Millénaires initiée en 2011.

Depuis 2004, elle fait partie du groupe Flammarion.


(Source Wikipédia)

Une odyssée américaine, Jim Harrison

Ecrit par Lionel Bedin , le Jeudi, 22 Mars 2012. , dans J'ai lu (Flammarion), Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman

Une odyssée américaine, (titre original The English major), traduit de l’américain par Brice Matthieussent, 2010 283 p. 6,70 € . Ecrivain(s): Jim Harrison Edition: J'ai lu (Flammarion)

Au début Une odyssée américaine de Jim Harrison commence comme un roman de gare : un banal divorce dans le Michigan. Cliff et Vivian se séparent au motif qu’ils ne se comprennent plus. Il est passé de professeur de littérature à paysan, elle vend maintenant des appartements de luxe à une clientèle fortunée. Séparation. Que faire ? Le déclic : la mort de la chienne, et un puzzle « datant de mon enfance. Il y avait quarante huit pièces, une pour chaque État, toutes de couleurs différentes. La boite contenait aussi des informations sur l’oiseau et la fleur associée à chaque État ».

Du passé faisons table rase. Kerouac, Thoreau et Emerson dans la tête, des souvenirs cuisants, un puzzle des États-Unis… l’idée de « partir » s’impose. Tenter d’y voir clair ? « Impossible. Tu essaies d’entamer une vie nouvelle à soixante ans, c’est tout aussi impossible. La seule chose que tu peux faire, c’est des variations sur le thème habituel. Tu es un raton laveur acculé par les chiens de meute de la vie ». Que faire contre le poids du passé, des habitudes, des phrases du père qui résonnent encore, de ce frère mort… Au moins, prendre une décision. Peut-être cesser de se demander pourquoi les gens se séparent, pourquoi les grandes et bonnes intentions de la vie de couple finissent par s’effilocher. Cesser de croire aux grands choses, aux grands desseins, au destin. « Peut-être que la vie se réduit à une succession de mesures temporaires ». Peut-être que « le monde est un lieu instable, mon esprit aussi ».

Pour une vie plus douce, Philippe Routier

Ecrit par Paul Martell , le Samedi, 14 Janvier 2012. , dans J'ai lu (Flammarion), Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Pour une vie plus douce, 6,10 € . Ecrivain(s): Philippe Routier Edition: J'ai lu (Flammarion)

Sorti en 2009, le livre de Philippe Routier trouve une résonnance particulière, aujourd’hui, en pleine crise économique sous fond de dettes d’Etats. Son sujet principal, le surendettement, n’est pas sans rappeler l’ouvrage d’Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne. Mais à la différence de ce dernier qui avait une approche quasiment documentaire des choses, en se plaçant du côté des juges chargés de traiter ce type de cas, donc avec une certaine distance, Philippe Routier se met du côté des endettés, les suit dans leur quotidien, et donne une véritable incarnation au sujet.

Au début du livre, le père du narrateur sort de prison après y avoir passé sept ans. On apprendra plus tard que c’est parce qu’il a cherché à tuer son fils. Mais celui-ci lui a pardonné. Il attend même son père à sa sortie de prison, non pas pour régler des comptes, mais pour l’aider à reconstruire sa vie et à repartir de l’avant. « J’ai la certitude que mon père m’a toujours profondément chéri, même si, plus tard, son acte effarant […] en ferait douter un jury d’assises ».

Dès lors, Philippe Routier va s’attacher à remonter aux causes de cet emprisonnent. « Ecorché vif, mon père ne le fut jamais qu’aux coudes, pour avoir rampé vers une place au soleil qui ne cessait de reculer devant lui ». Pour se faire cette « place au soleil », le père achète, achète encore, achète toujours.

Si peu d'endroits confortables, Fanny Salmeron

Ecrit par Sophie Adriansen , le Mercredi, 26 Octobre 2011. , dans J'ai lu (Flammarion), Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Editions

Si peu d’endroits confortables, Stéphane Million Editeur, 06/2010, J’ai lu 08/2011, 152 p. 15 € . Ecrivain(s): Fanny Salmeron Edition: J'ai lu (Flammarion)

Si peu d’endroits confortables, c’est ce qu’Hannah écrit sur les murs, sur les bancs, dans le gris de Paris.

Hannah vient d’être quittée par sa compagne, et ses pensées sombres s’entremêlent avec celles de Joss, un peintre venu de loin, pas moins perdu, et à qui Hannah va ouvrir les portes de sa vie.

« Je ne sais pas si deux solitudes s’annulent, je ne sais pas si elles se consolent. Je ne sais pas si au contraire elles ne forment pas un vide encore plus grand ».

Dans Si peu d’endroits confortables, il est question de Paris, un peu, mais surtout d’amour, et plus généralement de rapports humains. Désespérément, les deux héros recherchent cette chaleur qui ne peut venir que du cœur.

« Les lumières de Paris dont on parle sont fausses. Dans les yeux des gens, ce sont des néons et pas des étoiles.

Rien ne brille pour de vrai. A part, de temps en temps entre les arbres, les phares du métro aérien ».