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Jigal

 

Les Éditions Jigal sont une maison d'édition fondée en 1989 par Jimmy Gallier.

Tout d'abord éditeur du Guide de la musique, et du site http://www.Delamusic.com à destination des professionnels de la musique et du spectacle, Jigal inaugure en 1998 une collection de polars et romans noirs avec la publication d'un premier titre de Del Pappas, le Baiser du Congre.

Les Éditions Jigal, basées à Marseille éditent des auteurs de polar francophone comme Maurice Gouiran, Philippe Georget, Jacques Olivier Bosco, le Juge André Fortin, Pascal Thiriet, Hugues Leforestier, Gilles Vincent, Serge Scotto, Del Pappas, Lilian Bathelot, Tito Topin, Maxime Vivas, Serge Yves Ruquet, Alain Pucciarelli, René Merle, mais également des auteurs de romans noirs et de polars urbains en provenance d'autres suds comme ceux d'Adlène Meddi (Algérie), de Janis Otsiemi (Gabon) ou Pierre Boussel (Maroc), etc

 

À l’ombre des patriarches, Pierre Pouchairet

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Vendredi, 08 Avril 2016. , dans Jigal, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman

À l’ombre des patriarches, février 2016, 292 pages, 19 € . Ecrivain(s): Pierre Pouchairet Edition: Jigal

 

Retour en janvier 2016 à Jérusalem et en Cisjordanie pour le dernier roman de Pierre Pouchairet. Retour également de Guy et Dany, les deux inspecteurs de la police judiciaire israélienne aux origines pied-noir, et de Maïssa, la jeune flic franco-palestinienne, trois des principaux héros d’Une terre pas si sainte, qui vont devoir collaborer à l’occasion de deux enquêtes. Deux affaires qui démarrent de manière indépendante et vont finir par s’imbriquer. Pourtant le prologue se situe en Afghanistan à Kaboul en 2012, lors de l’attaque par des terroristes d’un hôtel fréquenté par des Occidentaux. Rien à voir ? C’est mal connaître le talent de Pierre Pouchairet.

Ceux et celles qui ont déjà lu les romans policiers de l’auteur savent qu’il bâtit ses fictions à partir de sa propre expérience professionnelle au Moyen-Orient. Ici, chaque page de ce nouvel opus est une descente aux Enfers et apporte un éclairage saisissant sur les « ir-relations » entre israéliens et palestiniens.

Les voleurs de sexe, Janis Otsiemi

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Mardi, 01 Décembre 2015. , dans Jigal, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman

Les voleurs de sexe, septembre 2015, 200 pages, 18 € . Ecrivain(s): Janis Otsiemi Edition: Jigal

 

Chaque nouveau roman de Janis Otseimi est l’occasion pour le lecteur éloigné du Gabon de découvrir de nouvelles plaies qui rongent comme un cancer ce pays aux multiples richesses naturelles. Le patchwork amorcé dans ses précédents romans (cf. les critiques publiées dans La Cause Littéraire) se complète ici de deux affaires très liées aux croyances locales et de l’évocation au travers d’un fait divers d’une réalité socio-économique qui contribue à accentuer les écarts entre les riches et les pauvres.

La première affaire qui donne le titre à l’ouvrage se réfère à la croyance relayée par le « radio-trottoir » que des hommes en serrant la main, ou en frôlant un autre mâle, lui volent son sexe. Crime odieux dans un pays où la virilité masculine est plus sacrée que les couleurs du drapeau national et où l’impuissance est maudite. Crime le plus souvent imputé à des étrangers de préférence de confession musulmane, réglé sommairement par une séance de lynchage à mort perpétrée par une population à très grande majorité chrétienne, gagnée par la psychose et prompte à relayer toutes sortes de rumeurs. Sexe, maraboutage, superstition et religions. Risque d’éclatement de la cohésion sociale.

Méfaits d’hiver, Philippe Georget

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Vendredi, 27 Novembre 2015. , dans Jigal, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman

Méfaits d’hiver, septembre 2015, 352 pages, 19,50 € . Ecrivain(s): Philippe Georget Edition: Jigal

On le pressentait. Pour son cinquième roman publié chez Jigal Polar, Philippe Georget, reprenant la saga des enquêtes de Gilles Sebag, lieutenant de police à Perpignan et mari exemplaire, franchit la ligne rouge et place son héros face à la découverte de l’infidélité de son épouse. Ce qui n’était que doutes dans les précédents romans, se transforme en une accablante vérité à la lecture de deux SMS dans le portable de Claire.

« Son expérience de flic lui avait appris qu’il n’y avait pas aujourd’hui de meilleur confident qu’un téléphone portable. Pas de pire traître non plus » (p.8).

Nous sommes à la veille de Noël et du Nouvel An, autant dire en « période de fêtes », expression qui pour Gilles Sebag gardera longtemps un goût amer.

S’abrutir de travail permet selon certains d’oublier ses soucis et ses peines, mais pour Sebag, le sort en a décidé autrement.

La délinquance principalement liée au trafic de drogue et de cigarettes en provenance de l’Espagne cède le pas, en cette fin d’année, à une épidémie d’adultères qui fait tousser les Perpignanais mieux que les rafales de Tramontane. Tousser, mais aussi mourir.

La filière afghane, Pierre Pouchairet

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Lundi, 06 Juillet 2015. , dans Jigal, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman

La filière afghane, mai 2015, 272 pages, 18,50 € . Ecrivain(s): Pierre Pouchairet Edition: Jigal

 

Rarement un roman policier a entretenu des liens aussi étroits avec la réalité et l’actualité. Que l’action se situe dans la banlieue de Nice ou en Afghanistan, Pierre Pouchairet, sans sacrifier un seul instant à l’intrigue fictionnelle, sait faire partager au lecteur une expérience de terrain, accumulant les détails et les situations véridiques. Il faut tout de suite préciser que l’auteur, ancien commandant de la police nationale, chef de groupe aux stups, attaché de sécurité intérieure à Kaboul puis au Kazakhstan, possède à merveille son sujet. Son héros, Gabin, capitaine de police d’un groupe de stups au sein de l’antenne PJ de Nice, enquête avec son équipe sur un trafic de stupéfiants dans le quartier de l’Ariane. Des informations vont le mettre sur la trace d’un trafiquant Franco-Afghan qui, sous couvert de diriger une ONG, se livre au commerce du hachich et de l’héroïne en provenance d’Afghanistan. Un travail de longue haleine commence, alors que la France est secouée par une vague d’attentats terroristes.

Trait bleu, Jacques Bablon

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Mercredi, 25 Mars 2015. , dans Jigal, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman

Trait bleu, février 2015, 152 pages, 17 € . Ecrivain(s): Jacques Bablon Edition: Jigal

Monologue, carnet intime, journal de « débords », Trait bleu dépeint, tous freins lâchés, les péripéties de la vie cabossée d’un gars, qui, comme le chantait le regretté Pierre Vassiliu, n’avait pas de papa, n’avait pas de maman. Mais le gars en question ne s’appelle pas Armand, d’ailleurs dans son journal intime il ne se nomme pas, il se raconte. Il vit quelque part… sans doute aux Etats-Unis, mais à quoi bon préciser les lieux ? Le narrateur n’en éprouve pas le besoin… du coup, nous non plus. Quand ? Ce n’est pas l’achat d’une Toyota Cressida d’occasion qui permettra au lecteur de situer avec précision l’histoire dans le temps. Seule solution : sauter à pieds joints dans l’univers du mal barré de l’existence et partager avec lui dans une complicité voyeuse son incroyable destinée. Et là, promis, vous ne serez pas déçus.

Le conteur, un mec fragile, sensible et impulsif, un maladroit de la gâchette, mais un expert en pêche à la cuillère, n’a pas connu dans sa prime jeunesse les bienfaits de la résilience et l’on devine qu’il vit depuis sa naissance en situation précaire tant sur le plan affectif que psychologique. Accusé d’un meurtre dont il refuse d’expliquer le mobile, mais qu’il reconnaît avec orgueil, son équilibre instable vole en éclats lorsqu’il apprend que le véritable meurtrier est Iggy, son pote, son frère de cœur, et que celui-ci vient de se pendre dans sa cellule. Nouvelle cassure, déstabilisation totale, tout à construire, à reconstruire…  et c’est loin d’être fini…