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Seuil Jeunesse

Mon ami le zombie, Vincent Malone et Miré

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 12 Novembre 2014. , dans Seuil Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Mon ami le zombie, août 2014, 64 pages, 13,50 € . Ecrivain(s): Vincent Malone et Miré Edition: Seuil Jeunesse

Personnage à la mode dans les productions cinématographiques et télévisuelles pour adultes, il fallait bien que le zombie atteigne nos chères têtes blondes et brunes, etc. Et qui d’autre que Vincent Malone pour le présenter avec humour et mordant, ce fameux zombie ?

Voici donc un nouvel album de la désopilante collection « L’Ours qui pète », dans un format italien bien vu, contenant presque deux albums : le récit d’un petit garçon rencontrant un zombie et son cahier pratique avec « quelques trucs à savoir » à propos de ces étranges créatures, placé au centre du livre et servant de référence au lecteur dans la suite de l’histoire. Miré illustre avec réussite ce texte délirant et scientifique en inventant une galerie de personnages zombies croqués et craquants, dans de sombres paysages, mais aussi en inventant les dessins du héros, plus gribouillés et naïfs.

Ne venez pas vous plaindre si vous ne lisez pas ce cahier, accompagné de ses schémas détaillés et instructifs, ses méthodes et astuces ! Si vous vous faites mordre, ce sera votre faute. Car ce qu’il faut savoir avant tout, c’est qu’un zombie cherche à mordre tout ce qui passe, même ce qui ne bouge pas car il est dévoré par une faim insatiable et qu’une fois mordu, vous devenez un zombie à votre tour.

Quand je serai un animal, Aurélia Alcaïs

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 14 Juin 2014. , dans Seuil Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Quand je serai un animal, mai 2014, 32 pages, 15 € . Ecrivain(s): Aurélia Alcaïs Edition: Seuil Jeunesse

 

Métamorphoses et songes sont au cœur de ce bel album accessible aux plus petits : on y parle de l’envie de se transformer et de gagner en force, en puissance…, d’être autre que soi, d’accéder au monde secret des adultes, de grandir aussi. Dans cet inventaire onirique qui donne envie d’être poursuivi soi-même, un enfant, garçon ou fille, apparaît – en partie – sous les traits d’un animal dont il s’approprie une qualité.

« Quand je serai Raton-laveur, je garderai mon masque de Zorro ».

« Quand je serai Tigre, je ne mangerai plus que de la viande, sans couverts et sans serviette ».

« Quand je serai Lapin, avec mes grandes oreilles, j’entendrais tous les secrets des grands ».

« Quand je serai Hibou, je chasserai les cauchemars qui traînent dans les forêts ».

On voit tes fesses, Vincent Malone et Vincent Boudgourd

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Vendredi, 23 Mai 2014. , dans Seuil Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

On voit tes fesses, mars 2014, 48 pages, 16 € . Ecrivain(s): Vincent Malone et Vincent Boudgourd Edition: Seuil Jeunesse

 

Quoi de plus réjouissant que de voir en pleine page ce dont on doit taire le nom ? Quoi de plus jouissif que d’éclater de rire face à une situation incongrue ? Et qu’en plus se dévoile cette partie méprisée de notre anatomie : les fesses ? Les jeunes lecteurs vont adorer cet album culte, commis par le duo Malone et Boudgourd.

Sur chacune des pages de cet album très grand format – qui est déjà un vrai régal à voir et à manipuler –, est saisie au vol une apparition de ces appendices charnus, croqués par le trait brouillon, excessif et rétro de l’illustrateur que nous avions déjà croisé avec le Zarbi Zoo. Quant à l’auteur, il se déchaîne, se surpasse, délaissant brièvement Kiki ou ses revisitations de contes.

En quelques phrases au ton sobre et journalistique, maniant un vocabulaire des plus châtiés, Vincent Malone, maître ès humour, apporte la légende de ces arrêts sur image désopilants et leur refrain impayable : « On voit tes fesses ! ». Le contraste obtenu entre le sérieux des textes et l’apparition saugrenue des fesses dans des contextes tout à fait inattendus, constitue une source de comique inépuisable.

Kiki King et Kiki fait caca, Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 07 Mai 2013. , dans Seuil Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Kiki King de la banquise et Kiki fait caca, avril 2013, 48 et 32 pages, 8,90 € et 5,90 € . Ecrivain(s): Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba Edition: Seuil Jeunesse

 

 

Vous pouvez n’ouvrir que l’un de ces deux albums, c’est vrai, mais ce serait dommage. Vous pourriez même vous arrêter à la couverture intérieure qui est un récit fabuleux en deux pages frisées chronologiquement, mais là encore, vous passeriez à côté de quelque chose de fou, de délirant, capable de vous amener au bord de la crise de rire. Bon, avant tout, il faut savoir que s’il y a deux livres, c’est pour une bonne et simple raison. Deux formats pour une même série : de grands livres pour les grandes aventures, les « épopées » et des « riquiquis pour les sujets du quotidien ». Ce qui permet au lecteur d’envisager Kiki comme le King de la banquise : dans son héroïsme, sa beauté, sa détermination à faire le bien ; mais aussi comme un enfant comme les autres qui a des problèmes d’enfant comme tous les enfants.

Madame le lapin blanc, Gilles Bachelet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Vendredi, 25 Janvier 2013. , dans Seuil Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Madame Le Lapin blanc, octobre 2012, 32 pages, 15 € . Ecrivain(s): Gilles Bachelet Edition: Seuil Jeunesse

 

Avis aux lecteurs amateurs d’humour et de références parodiques ! L’illustre Gilles Bachelet s’empare d’une véritable légende de la littérature pour la jeunesse : le fameux lapin blanc d’Alice au Pays des Merveilles, cet animal pressé, obsédé par sa montre à gousset, qu’Alice tente de suivre dans son étrange voyage. Et bien, nous voilà bel et bien de l’autre côté du miroir, non pas celui d’Alice, mais celui des coulisses de ce conte. Allons y découvrir le quotidien et les tracas de Madame Le Lapin blanc, épouse incomprise du héros de Lewis Caroll.

Dans un journal sans concession, Madame Le Lapin blanc nous révèle qu’elle en a assez de gérer les soucis de sa tribu, seule, sans aide aucune de son mari trop occupé par ses obligations à la cour. Dans de grandes pages extrêmement fouillées et amusantes, se révèlent les caractères des membres de la famille : une adolescente qui change d’idée comme de chemise, des jumeaux « sages et réfléchis », une petite lapine assez angoissée, un lapereau excentrique et une petite dernière très braillarde. Il ne reste plus qu’à parler d’un certain chat qui a élu domicile chez les Le Lapin blanc : il est sournois, voleur, froussard, goinfre et transparent…