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Le Rouergue

Les Éditions du Rouergue, également connues sous le nom de Le Rouergue/Chambon (selon le nom de l'éditrice Jacqueline Chambon) sont une maison d'édition littéraire française. Fondées en 1986 à Rodez, elles ont fusionné avec Actes Sud en 2004. Les Éditions du Rouergue ne sont plus dirigées par leur fondatrice, Danielle Dastugue depuis 2010.



Je sauve le monde quand je m'ennuie, Guillaume Guéraud

Ecrit par Cathy Garcia , le Dimanche, 04 Novembre 2012. , dans Le Rouergue, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Je sauve le monde quand je m’ennuie, illustrations nb de Martin Roméro, collection zig zag, octobre 2012, 96 p. 7 € . Ecrivain(s): Guillaume Guéraud Edition: Le Rouergue

 

Voilà un petit livre bien drôle et plein d’énergie qui prend le parti des rêveurs, des têtes en l’air, des touchent pas terre. Le pouvoir de l’imagination versus les tables de multiplication. Eugène, alias le Capitaine Sans-Gêne, s’est donné pour mission de sauver le monde des méchants, et de protéger tout particulièrement Lisa.

« Lisa est la plus jolie fille de toute l’école. Elle est forte en tout. Et tout le monde est amoureux d’elle. Même moi ».

Hélas, même Kévin, qui est « le gros costaud de la classe. Tout le monde veut être son ami. Sauf moi ».

Et en réalité, ou plutôt de l’autre côté de la réalité, en vérité, Kévin a été mis à terre et massacré bien plus d’une fois, par le capitaine Sans-Gêne, alias le cavalier le plus intrépide, le chevalier plus fort que les Jedi, le meilleur joueur de foot de la galaxie…

Quitter Dakar, Sophie-Anne Delhomme (par Théo Ananissoh)

Ecrit par Theo Ananissoh , le Lundi, 07 Mars 2011. , dans Le Rouergue, Les Livres, Recensions, La Une Livres

Quitter Dakar. 2010. 13,50 € . Ecrivain(s): Sophie-Anne Delhomme Edition: Le Rouergue

 

Quitter Dakar, c’est en fait y revenir. Quitter, revenir, ces mots qui s’imposent ainsi d’entrée de jeu indiquent ce qui caractérise le roman de Sophie-Anne Delhomme : le mouvement. De bout en bout, c’est un va-et-vient permanent ; va-et-vient entre la France et le Sénégal, mais aussi allers et retours entre le présent et le passé, entre la réalité et l’imaginaire, entre un je et un il qui, alternativement, se relaient pour raconter. Roman tout en déplacements donc, sans agitation toutefois, mais en quête ; de quoi ? De la mère, de soi, de la vie qui fut la leur, au garçon et à la mère, dans ce pays d’Afrique.
Manuela, c’est le prénom de la mère. Elle est décédée en 1985. Littéralement – le cliché force la main pour ainsi dire –, elle a l’Afrique ou, si l’on préfère, le Sénégal dans la peau. Elle y vit avec son fils dans la maison du Point E et possède une boutique qui va faire faillite. C’est un personnage complexe, comme du reste tous les autres de ce beau roman. On hésite à la définir d’une expression qui pourtant, là aussi, semble s’imposer : mère irresponsable. Les nuits, souvent, le jeune garçon doit se débrouiller seul pour trouver le sommeil dans la grande maison, à peine veillé par une bonne pendant que la mère rejoint un amant dans un night-club de la capitale sénégalaise.