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Editions Philippe Rey

 

 

Tout jeune éditeur, les Éditions Philippe Rey proposent un catalogue varié, tout particulièrement en ce qui concerne la littérature et les documents. Elles publient notamment les plus récents romans de Joyce Carol Oates,

 

 

Charcot, une vie avec l’image, Catherine Bouchara

Ecrit par Odile Alleguede , le Mardi, 26 Novembre 2013. , dans Editions Philippe Rey, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie, Récits

Charcot, une vie avec l’image, octobre 2013, 240 p. 39 € . Ecrivain(s): Catherine Bouchara Edition: Editions Philippe Rey

 

Jean-Martin Charcot (1825-1893) était un homme immense, dont la portée du message scientifique foule la terre du sublime, dès lors que celui-ci parfait les territoires opposés de l’art et de la raison, en un humanisme docte et sensible. Médecin, neurologue, clinicien, précurseur de la psychopathologie, mais aussi dessinateur qui croque pour mieux voir, artisan verrier, céramiste, sculpteur sur bois, s’essayant à l’architecture, s’adonnant à la critique libératoire, et amateur éclairé des peintres comme de leur univers d’huile et d’orage, c’est mille hommes en un !

Autant de facettes emboîtées de cette sommité de la Salpêtrière que donne à voir (et à lire) Catherine Bouchara dans son livre, Charcot, une vie avec l’image, qui vient de paraître aux Editions Philippe Rey. Un ouvrage incontournable de cette fin d’année, épique, dense. Où l’art de raconter une bonne histoire (vraie en l’occurrence) ne cède jamais la place aux faits dûment documentés, aux anecdotes extirpées d’un tiroir, bref à l’intuitif reflet d’un homme, de son œuvre et de son époque. De Charcot, de ses travaux sur l’hystérie et l’hypnose, beaucoup ont parlé. Mais qui, parmi le secret de la confidence qui prévaut dans les disciplines scientifiques, a trahi la statue de sel de Charcot, grain après grain, pour mieux réverbérer son parcours dans sa vérité ?

Une adolescence américaine (chronique des années 60), Joyce Maynard

, le Vendredi, 26 Avril 2013. , dans Editions Philippe Rey, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Biographie, Récits

Une adolescence américaine (chronique des années 60), traduit USA par Simone Arous, avril 2013, 192 p. 17 € . Ecrivain(s): Joyce Maynard Edition: Editions Philippe Rey

 

 

Joyce Maynard naît en novembre 1953, elle passe son enfance et son adolescence dans le New Hampshire. Elle y mène une existence somme toute banale, une petite vie américaine loin de New York ou de Hollywood. Mais voilà qu’en 1972, elle a l’idée d’envoyer ses textes au New York Times, qui les publie. Se fait alors entendre une petite voix, à la fois pudique et assurée, qui raconte le quotidien de la jeunesse des Américains moyens. La voix, et le regard. Joyce Maynard, jeune fille de moins de 20 ans, jette sur son itinéraire encore bien court un regard d’essayiste. Elle sait montrer ce qu’il y a à voir, ce qui est en train de changer et ce qui ne change pas, les mutations et les stagnations de cette Amérique des années 60. Cette chronique nous ramène en arrière, dans ce qui est devenu, dans l’inconscient collectif, une espèce d’âge d’or : les Beatles et les Stones, Joan Baez, les feuilletons télévisés, les guitares et les fleurs dans les cheveux, le féminisme… C’est peut-être ce que nous en avons – avions ? – retenu de prime abord.

Vous ne connaitrez ni le jour, ni l'heure, Pierre Béguin

Ecrit par Laurent Bettoni , le Lundi, 08 Avril 2013. , dans Editions Philippe Rey, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Récits

Vous ne connaîtrez ni le jour ni l’heure, 2013, 188 p., 17 € . Ecrivain(s): Pierre Béguin Edition: Editions Philippe Rey

 

 

À quoi ressembleront les derniers instants que nous passerons avec nos proches, en particulier avec nos parents ? C’est une question à laquelle il est difficile de répondre quand on ne connaît justement ni le jour ni l’heure à l’avance. Pierre Béguin essaie pourtant d’apporter une réponse dans ce roman consacré à l’euthanasie. Car il le peut, puisque l’action se déroule en Suisse, où cette pratique est autorisée.

Les parents du narrateur décident de planifier le moment de leur mort, afin d’échapper l’un et l’autre à la lente déchéance que subit leur corps. Trois semaines avant la date fatidique, ils informent leur fils de leur volonté de mettre fin à leurs souffrances. Trois longues semaines durant lesquelles celui-ci apprend à se familiariser avec cette idée, à l’apprivoiser, à l’accepter.