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Editions du Cygne


Les éditions du Cygne :

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Je de l’Ego « Narration entaillée », Vincent Motard-Avargues

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 03 Septembre 2015. , dans Editions du Cygne, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Je de l’Ego « Narration entaillée », mars 2015, 91 pages, 12 € . Ecrivain(s): Vincent Motard-Avargues Edition: Editions du Cygne

 

Je de l’Ego titre l’une des parties de cet opus signé Vincent Motard-Avargues, où se déclinent les multiples identités éclatées de Noé Vida l’anti-héros, rassemblant les vies de ses Je sans moi.

Bilan d’une vie, ou d’une non-vie ? Compte-rendu poétique fictionnel d’une résonance sensible en nos temps qui courent, où tous nos repères tombent, armatures socio-professionnelles, familiales, psychologiques etc.

À l’instar du célèbre jeu de construction au succès toujours d’actualité, l’identité d’un « Je de l’Ego » assemble ici les éléments – brique à brique – de ses différents moi, pour les reconstruire si possible dans un parcours chaotique en lignes brisées et dans une ascèse poétique qui ne manque ni de lucidité ni de causticité en fin de compte. Dresser par la vertu d’une veine poétique ajustée un constat désabusé de l’existence peut (r-)éveiller la conscience.

Je de l’Ego, Narration entaillée, Vincent Motard-Avargues

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 09 Juillet 2015. , dans Editions du Cygne, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Je de l’Ego, Narration entaillée, mars 2015, 91 pages, 12 € . Ecrivain(s): Vincent Motard-Avargues Edition: Editions du Cygne

 

Narration entaillée, Je de l’Ego, l’image d’un radar en guise de première de couverture illustre heureusement le chant du cygne (nom de la maison qui a publié le livre) / le champ poétique ici livré par Vincent Motard-Avargues.

Des morceaux d’existence disloquée comme des rémanences rétiniennes sur/sous les paupières mi-closes d’une vie pour l’heure adossée / en arrêt / en sursis.

« La fête sauvage électronique bat son plein. Les basses fréquences font trembler le sable de cette forêt proche de l’océan.

Sous l’emprise d’un acide, Noé Vida ne peut plus bouger d’un cil.

Adossé à un pin, sa vie lui revient brutalement, par flashs syncopés, hachés. Ses multiples identités, ses Je sans moi ».

Et Noé Vida porte bien son nom.

Ce que nous portons, Dorianne Laux

Ecrit par Vincent Motard-Avargues , le Jeudi, 30 Avril 2015. , dans Editions du Cygne, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Poésie

Ce que nous portons, 2014, traduit de l’anglais (USA) par Hélène Cardonna, 64 pages, 10 € . Ecrivain(s): Dorianne Laux Edition: Editions du Cygne

 

Voila un recueil de poèmes en vers, sobres, sans fioritures. Soixante pages de la vie d’une femme. Américaine. Dont les voisins ne savent sans doute pas grand-chose. L’essentiel. La base superficielle de son appartenance à leur communauté. Possible qu’ils ignorent son talent de poète.

« Digression ! Digression ! Digression ! »

Il arrive peut-être plus vraisemblablement que ces voisins, ces inconnus familiers, la voient chasser des chats qui se disputent sous sa fenêtre, en pleine nuit, quasi nue. Ou bien est-ce elle qui rêve ? ou l’a-t-elle fait un autre jour,  une autre nuit, cette danse du balai qui miaule et feule ?

Parfois, la poète peut confondre les jours, les nuits ; la vie tourne en rond, le réel se rêve, ou l’inverse, peu importe ; mais dans ces heures-là, elle affronte sa solitude affective, ce qui, sans paradoxe, la rend complice des autres, tous les autres.

Elle est cette femme, seule, qui, parfois, roule sur la route déserte d’un village paumé, perdu dans la chaleur, sa solitude. Et qui décrit sa vie, la vie, dans ses moindres détails, comme la liste exhaustive du vide qu’on tente vaguement, vainement, de combler.