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Le Serpent à plumes

Un éditeur spécialiste de la littérature contemporaine autant étrangère que française.

Créées en 1988 par Pierre Astier sous forme de revue littéraire puis de maison d'édition en 1993, le Serpent à Plumes comptent environ 400 titres, notamment en littérature étrangère : Timothy Findley, John Cheever, Natsume Sôseki, J.M. Cotzee, Dany Laferrière, Nurudin Farah, ainsi que des collections d'essais, de littérature policière (Serpent noir). Les meilleurs titres sont réédités au format poche (collection Motifs).

La maison a appartenu de 2000 à 2004 au groupe des éditions du Forum. En février 2004, confronté à des difficultés financières, Le Serpent à plume a été racheté par les éditions du Rocher, une maison qui ne partage ni sa démarche littéraire, ni ses idées politiques. Les fondateurs, Pierre Astier et Pierre Bisiou, ont été ausstôt licenciés. Le Serpent à plume a été réduit à sa collection Motif. Un certain nombre d'auteurs ont fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas intégrer le catalogue du Rocher. Certains d'entre-eux, qui avaient saisis la justice, se sont vus en février 2006 versé des indemnités et ont retrouvé leurs droits sur leurs ouvrages. En 2005, les éditions Privat ont racheté les éditions du Rocher et le tout a été intégré au groupe Fabre.

 

(Source Bibliomonde)


Printemps, Mons Kallentoft

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 24 Septembre 2011. , dans Le Serpent à plumes, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, Pays nordiques, La rentrée littéraire

Printemps, traduit du suédois par Frédéric Fourreau, 2011, 549 pages, 24€. . Ecrivain(s): Mons Kallentoft Edition: Le Serpent à plumes

Encore un polar suédois, me direz-vous ! Et oui, encore un et nous irons même jusqu’à vous présenter la quatrième aventure d’un de ces incontournables inspecteurs venus du froid. Après Hiver, Eté et Automne, Mons Kallentoft poursuit sa méthodique variation sur les saisons et aboutit à un Printemps où les désirs se réveillent avec violence, où les espoirs de renouveau se heurtent au passé, prégnant et tourmenté.

En ce matin de mai 2010, les habitants de Linköping savourent l’insouciance et les rayons du soleil retrouvés. Sur la place principale, les terrasses sont remplies et une mère et ses deux fillettes dévorent un sandwich. Le vide se fait, un grand souffle emporte cette vision idyllique, ne laissant plus que des amas de chair, des débris et un sentiment d’hébétude. Puis viennent l’affolement, les cris, la douleur. Une bombe vient de pulvériser une banque et toutes les certitudes.

La police enquête sur les inévitables réseaux terroristes de tous poils, barbus ou chevelus, défenseurs de la foi ou de la sainte nature. Sans aucun résultat probant. Ici intervient notre héroïne, Malin Fors, mère plutôt indigne, en proie à ses démons, tentant de ne pas replonger dans l’alcool. Un flic femme qui ne fait pas dans la dentelle et qui a des intuitions peu avouables dans un univers de déductions et de preuves tangibles.

Piercing, Viviana Lysyj

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 30 Juillet 2011. , dans Le Serpent à plumes, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Amérique Latine, Roman

Piercing, traduit de l’espagnol (Argentine) par Henri Müller, 2011, 279 p. 22 €. . Ecrivain(s): Viviana Lysyj Edition: Le Serpent à plumes


Piercing nous emporte au cœur d’une famille argentine dans une fresque sensuelle et féroce. Toutes les générations y sont confrontées aux questionnements, aux déboires et aux plaisirs d’une sexualité qui se plaît à dévoiler la vérité des êtres. La petite part à la découverte des mystères du baiser, la grande explore d’autres territoires en compagnie d’un amoureux ou d’un inconnu. La mère et le père soignent leur crise de la quarantaine par de brèves liaisons. Tantes et oncle touchent aux limites de leurs choix : virginité à trente ans, impossibilité de garder un amant…

Chacun s’embarque pour un voyage initiatique où les réponses s’esquissent dans l’écoute du corps, dans l’émergence du désir, dans le lâcher-prise. Que trouve-t-on au bout de cette quête ? Un baiser avec piercing ou un fabuleux œuf de dinosaure.

Les plumes du dinosaure, Sissel-Jo Gazan

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 09 Juillet 2011. , dans Le Serpent à plumes, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, Pays nordiques

Les Plumes du dinosaure, traduit du danois par Max Stadler et Magali Girault, 2011, 526 p. 26 €. . Ecrivain(s): Sissel-Jo Gazan Edition: Le Serpent à plumes


Les amateurs de polars vont devoir s’intéresser aux dinosaures cet été. De quelle nouvelle lubie s’agit-il ? Ni plus ni moins de vous faire découvrir un excellent roman venu du froid où se mêlent trames scientifiques et meurtres à l’Université. Mais comble du comble, il vous sera demandé d’envisager l’idée que les oiseaux sont les descendants directs de ces mêmes dinosaures.

C’est en effet la querelle qui oppose les scientifiques sur le lien exact qui unit les oiseaux et les dinosaures à plumes dont les fossiles font l’objet de nombreuses découvertes récentes, qui constitue le cœur de l’intrigue. Anna Bella, jeune chercheuse sous la direction du professeur Lars Helland, cherche à contrer le chercheur canadien Clive Freeman farouchement opposé au rapprochement entre les espèces à plumes. Lorsque Helland est retrouvé mort, le corps rempli de milliers d’œufs de cestode ou ténia du proc, la panique s’installe. Anna Bella devra jongler entre révélations familiales, vie de famille, fin de son mémoire et interrogatoires serrés menés par le commissaire Søren Marhauge. Lorsqu’un inconnu assiège son domicile et répond sur le portable de son ami Johannes assassiné à son tour, elle se met à mener l’enquête.