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Calmann-Lévy

Calmann-Lévy est une maison d'édition française fondée en 1836 par Michel (1821-1875) et Kalmus dit Calmann Lévy (1819-1891), de Phalsbourg en Moselle, sous la raison sociale « Michel Lévy frères », devenue « Calmann Lévy » après la mort de Michel en 1875. Elle fait partie du groupe Hachette depuis 1993.

 

Le double portrait, George Pelecanos

Ecrit par Yan Lespoux , le Mardi, 07 Octobre 2014. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, USA, Roman

Le double portrait (The Double, 2013), mars 2014, traduit de l’anglais (USA) par Mireille Vignol, 267 pages, 19,90 € . Ecrivain(s): George Pelecanos Edition: Calmann-Lévy

 

 

Un peu plus d’un an après Une balade dans la nuit voici donc de retour Spero Lucas, nouveau héros récurrent de George Pelecanos. Le vétéran de la guerre d’Irak reconverti dans l’enquête privée à Washington se lance ici à la recherche d’un homme qui, après avoir séduit une femme a fini par l’abuser et disparaître avec une toile, le double portrait du titre, de valeur.

On avait cru discerner dans le roman précédent quelque chose de prometteur après un passage à vide de Pelecanos le temps de quelques romans. Le double portrait vient, sur le plan de l’intrigue, même réduite à sa portion congrue mais propice à d’intéressants portraits de personnages, confirmer cette impression sans pour autant retrouver le souffle de la production plus ancienne de l’auteur. Mais cela se complique clairement lorsqu’il aborde d’autres thèmes qu’il maîtrise de toute évidence beaucoup moins.

La cause était belle, Lee Child

Ecrit par Yan Lespoux , le Vendredi, 30 Mai 2014. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Iles britanniques, Roman

La cause était belle (Worth Dying For) trad. de l’anglais (GB) par William Olivier Desmond, avril 2014, 396 p. 21,50 € . Ecrivain(s): Lee Child Edition: Calmann-Lévy

 

Tout est dans le titre et dans des citations comme celle-ci :

« Les soins d’urgence codifiés par les médecins de l’armée dans ce cas-là sont la respiration artificielle et des compressions externes de la poitrine, quatre-vingts à la minute et le temps qu’il faut, mais Reacher avait pour règle personnelle de ne jamais chercher à ressusciter un type qui venait de braquer une arme sur lui. C’était là un principe sur lequel il était même plutôt inflexible ».

On est donc là dans de la pure série B d’action, une sorte d’Agence tout risque littéraire dans laquelle Jack Reacher fait office à la fois d’Hannibal Smith, de Barracuda et de Futé (on peut aussi ajouter un zeste de McGyver au passage). Mais s’il aime bien entendu qu’un plan se déroule sans accroc, Jack Reacher, vétéran de la police militaire, a le chic pour s’attirer des ennuis et être là où il ne faut pas être au moment où il ne faut pas y être.

San Pedro la nuit, Joseph Wambaugh

Ecrit par Yan Lespoux , le Mercredi, 06 Novembre 2013. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, USA, Roman

San Pedro la nuit (Harbor Nocturne, 2012), traduit de l’anglais (USA) par Elsa Maggion, septembre 2013, 370 pages, 21,50 € . Ecrivain(s): Joseph Wambaugh Edition: Calmann-Lévy

 

Avec ce cinquième volet de la nouvelle série initiée en 2006 autour du commissariat d’Hollywood et plus particulièrement des équipes de nuit, renouant ainsi avec les histoires de flics qui avaient fait son succès, Wambaugh aborde un nouvel espace de la Cité des Anges. Après le quotidien sur Hollywood boulevard, les patrouilles censées faciliter les relations entre la police et les citoyens, la vie des quartiers riches et les galères des laissés pour compte, place au quartier du port de San Pedro, aux tensions mais aussi aux fraternisations entre ethnies.

Délaissant quelque peu les anecdotes auxquelles il nous a habitués – même si l’on a droit au désormais passage obligé des embrouilles entre super héros sur le boulevard – Wambaugh se concentre presque exclusivement sur une histoire. Celle de la rencontre entre Dinko, jeune docker d’origine croate voyant d’un mauvais œil la « mexicanisation » de son quartier et de Lita Melinda, immigrée clandestine mexicaine qu’il tente de soustraire à un gang de proxénètes tenu par un soi-disant russe et un coréen.

61 heures, Lee Child

Ecrit par Yan Lespoux , le Samedi, 31 Août 2013. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, Iles britanniques

61 heures (61 hours, 2010), traduit de l’anglais (GB) par William Olivier Desmond, janvier 2013, 457 pages, 21,90 € . Ecrivain(s): Lee Child Edition: Calmann-Lévy

Dernier volume en date traduit en français mettant en scène l’indestructible Jack Reacher, 61 heures voit son héros échouer par hasard en pleine tempête de neige dans une bourgade perdue du Dakota du Sud. Bolton, ville qui s’est considérablement développée grâce à l’installation d’un complexe pénitentiaire, vit des moments difficiles. En effet, alors que la tempête fait rage, les services de police ont bien du mal à assurer la sécurité d’un témoin qui doit prochainement déposer devant un tribunal pour expédier en prison les dirigeants d’une bande de bikers spécialisée dans la fabrication de drogue de synthèse. Or, il semblerait qu’un narcotrafiquant mexicain ayant des intérêts dans l’affaire veuille se débarrasser de ce frein à son expansion.

Il y avait longtemps que le hasard, qui fait bien les choses, n’avait pas comploté pour coller Jack Reacher dans le pétrin. Ou plutôt pour coller ceux que croise Jack Reacher dans le pétrin… parce que bon, rappelons ici à ceux qui ne le connaîtraient pas encore, que Jack Reacher est un peu la version intelligente de Chuck Norris et qu’on ne la lui fait pas. On le verra donc ici porter secours à un groupe de retraités coincés dans un bus, envoyer en quelques secondes deux bikers à l’hôpital, faire baisser les yeux à cinquante autres, retrouver un fugitif par téléphone grâce à ses exceptionnelles capacités de déduction et, à l’occasion, expédier quelques méchant ad patres.

Tué à l'ennemi, la dernière guerre de Charles Péguy, Michel Laval

Ecrit par Didier Bazy , le Samedi, 24 Août 2013. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Biographie, Récits

Tué à l’ennemi, La dernière guerre de Charles Péguy, janvier 2013, 430 pages, 22 € . Ecrivain(s): Michel Laval Edition: Calmann-Lévy

Homme inalphabet

Toi qui ne sais

Ni lire ni écrire

Ni le A ni le B

Homme de l’immense

Masse tu le sais

L’internité te pense

Et te pousse à la paix

Homme bien ordinaire

Tu pars vers la guerre

Le cou dans la boue

Tu tombes et meurs debout