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L'Arpenteur (Gallimard)

 

Collection créée par Gérard Bourgadier, ancien représentant et chef de ventes, directeur des Éditions Denoël de 1982 à 1988, qui a choisi de la placer sous le signe du Château de Kafka. Œuvres de Christine Angot, Michka Assayas, Pierre Autin-Grenier, François Gantheret, Thierry Metz, Jean-Pierre Ostende… Meilleure vente : La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules de Philippe Delerm. Série italienne dirigée par Jean-Baptiste Para, avec notamment Pietro Citati et Claudio Magris.

Le couvre-feu d'octobre, Lancelot Hamelin

Ecrit par Stéphane Bret , le Dimanche, 16 Septembre 2012. , dans L'Arpenteur (Gallimard), Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Le couvre-feu d’octobre, 30 août 2012, 386 p. 21,50 € . Ecrivain(s): Lancelot Hamelin Edition: L'Arpenteur (Gallimard)

C’est un premier roman, et il faut signer ce prime aveu : c’est largement réussi.

Trois personnages, Octavio, son frère aîné, jamais nommé dans le texte du roman, et Judith, tous trois originaires d’Oran, occupent l’intrigue. Octavio, durant sa jeunesse oranaise, a nourri une profonde passion pour Judith, fasciné par les origines juives de cette dernière, l’assimilant, dans sa condition, aux indigènes, aux Algériens musulmans. Pourtant, c’est son frère aîné qui épouse Judith.

Octavio se rend en France en 1955 pour y poursuivre des études universitaires. Deux ans plus tard en 1957, le couple s’installe aussi en métropole.

Octavio rencontre alors, dans les milieux estudiantins parisiens, des sympathisants communistes. Il se lie avec Denis, proche de cette mouvance politique, mais s’en éloigne assez vite, rebuté par sa tiédeur et son incompréhension des aspirations du peuple algérien à l’indépendance. Ultérieurement, il est mis en contact, par l’intermédiaire d’un mystérieux Egyptien, avec une cellule du FLN.

Commence alors l’initiation : les techniques pour échapper aux filatures policières, les localisations de planques, les rendez-vous secrets. Après cette mise à l’épreuve, Octavio transporte des armes, des « valises », dont la dangerosité du contenu est évidente.