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La Grande Ourse

L’entaille, Nadine Diamant

Ecrit par Laurence Biava , le Samedi, 15 Mars 2014. , dans La Grande Ourse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’entaille, janvier 2014, 136 pages, 15 € . Ecrivain(s): Nadine Diamant Edition: La Grande Ourse

 

Nadine Diamant reçoit le prix du premier roman en 1988 pour Désordres. L’entaille est son 6ème roman. Lectrice pour plusieurs maisons d’éditions, elle anime aussi des ateliers d’écriture.

Une blessure qui brûle la chair à l’occasion de la préparation d’un dîner d’anniversaire sert de prétexte à Agathe, la narratrice, pour évoquer, dès le début du roman, les affres d’une vie désastreuse passée entre un beau-père incestueux, Stéfano, un mari violent, Douglas, et Jojo, un jeune frère toxicomane, avec lequel elle fugue et voyage dans des périples adolescents.

« Elle n’avait pas vu Jojo depuis des mois. Depuis sa dernière cure de désintoxication. Tout de suite, il avait accepté son invitation. Un dîner en tête à tête, comme des amoureux en quelque sorte. Agathe voulait que tout soit parfait, elle avait même fait des efforts vestimentaires : enfilé un corsage en lurex qui lui râpait la peau comme de la paille de fer et une jupe noire, longue et droite, tout ce qu’il y avait de plus classique. Elle paraissait plus fine, plus élancée dans cette jupe ».

Délivrance brisée, Chantal Chawaf

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 05 Juillet 2013. , dans La Grande Ourse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Délivrance brisée, janvier 2013, 251 p. 18 € . Ecrivain(s): Chantal Chawaf Edition: La Grande Ourse

 

 

Paris, de nos jours. Deux femmes, l’une, Eliane, la négresse littéraire, a le talent ; l’autre, Virginia, la richissime Américaine, l’argent. Leur lien, la rédaction d’un roman, sur arrière-fond de relation ancillaire, de persévérance commune, d’abnégation, de cocktails, de soirées mondaines et de sexe. Objectif visé : de la reconnaissance littéraire pour la seconde. Peu importe le prix, seul le résultat compte. «Virginia conviait les journalistes et les éditeurs non pas à dîner mais à négocier tacitement, médias contre nourriture. Moi, je vous donne mon champagne et mon caviar, vous, donnez-moi l’équivalent en articles de presse, émissions télévisées, contrats d’édition avec gros à-valoir et présentez-moi vos amis hauts placés. Elle ne s’intéressait qu’au renom et au pouvoir. Personne n’était plus coriace qu’elle pour promouvoir le succès. S’imaginant patronner les lettres et les arts dans des fêtes somptueuses, elle mettait ses moyens de milliardaire à la disposition des dirigeants de la culture. On rencontrait chez elle tous les seigneurs de la médiacratie».

Repulse Bay, Olivier Lebé

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 11 Mars 2013. , dans La Grande Ourse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Repulse Bay, 7 mars 2013, 172 pages, 16 € . Ecrivain(s): Olivier Lebé Edition: La Grande Ourse

 

« On peut décider d’être quelqu’un d’autre. Il y a toujours une autre place à prendre », Beverly Carter, l’héroïne de ce roman

« Beverly est ma catastrophe écologique personnelle », Pierre, le héros de ce roman

 

Hong-Kong. « Repulse Bay ». Nowadays. « Dix mille vies tout autour de moi. La terre tourne sur son axe, la lune entraîne les marées, les voitures et les camions roulent dans les tunnels sous la baie. Un guide invisible m’a pris par le bras, je me laisse emporter par le courant des sensations. […] Je suis l’âme d’un mort qui vient hanter les lieux de son ancienne vie et se rend compte qu’elle n’a peut-être jamais existé : […] Repulse Bay va disparaître, il n’en restera bientôt plus de traces. Je dois changer le cours des choses, sinon le reste de ma vie sera semblable à cette nuit terrifiante et mon visage celui d’un gisant. […] Le temps compte désormais comme si un passage entre deux mondes allait se refermer. […] Un jour peut-être, le niveau des eaux montera, la mer regagnera les terrains pris sur la baie, un ultime ouragan fera tomber les buildings de la Skyline ».