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L'école des loisirs

L'École des loisirs est un éditeur français de littérature d'enfance et de jeunesse. Son siège est situé 11, rue de Sèvres (Paris 6e).

À ce jour, l’école des loisirs possède un fonds vivant de plus de 3500 titres et publie 250 nouveautés par an.

La femme-nuage, Jean-François Chabas

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Samedi, 17 Mars 2012. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Jeunesse

La femme-nuage, septembre 2011, 78 pages, 8€. . Ecrivain(s): Jean-François Chabas Edition: L'école des loisirs

La femme-nuage est un court opus qui nous propose trois contes spirituels et mystiques, presque mythiques, tant les lieux et les époques au cours desquels ces récits se déroulent sont incertains. Mais les héros de ces trois histoires ont en commun la quête d’un monde meilleur ou différent, plus accueillant et tolérant que celui où ils vivent.

Vâ est une jeune fille habitant un village de pêcheurs. Au cours de son adolescence, elle comprend qu’elle fait partie de ces femmes qui ne supportent pas de ressentir la moindre émotion ardente : les femmes-nuage. Elles deviennent alors translucides et s’envolent au gré du vent et de ses fantaisies, survolant le monde, jusqu’au retour de la sérénité. Vâ s’efforce alors à l’ataraxie la plus complète, fuyant les sentiments et se transformant en forteresse. Et tout va bien jusqu’à la rencontre de l’amour...

Glas, le géant du Lac Bleu est chargé de veiller sur les eaux limpides et sauvages des montagnes, afin qu’elles restent pures et immaculées de toute souillure humaine. Tel le géant Argos, il tire sa force de la nature. Qu’il s’éloigne de sa vallée et il rapetisse et s’affaiblit jusqu’à presque en disparaitre. Depuis la nuit des temps, Glas s’acquitte de sa tâche avec diligence et fidélité. Jusqu’au jour où il recueille Lynanata, une jeune orpheline, mignonne, capricieuse et raisonneuse. Le naïf et tendre géant devient la proie idéale pour une petite fille gâtée et égoïste.

Mô-Namour, Claude Ponti

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 27 Février 2012. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Mô-Namour, octobre 2011, 40 pages, 18,50 €. . Ecrivain(s): Claude Ponti Edition: L'école des loisirs

La cuvée Ponti 2011 a tout d’un grand cru. Belle robe, forte en bouche, avec ce qu’il faut de violence et d’amertume pour mieux goûter son mystère. A ceux qui penseraient que sa créativité pourrait trouver des limites, Mô-Namour, son dernier album, apporte un virulent démenti. Images et mots se cognent, se choquent, s’entrecarabistouillent dans une histoire dure et sensible, prêtant à des lectures multiples. Enfants et adultes ne liront pas cet album de la même façon mais ils y trouveront tous matière à réflexion, plaisir et questionnements.

La vie d’Isée bascule lorsqu’un arbre Borderoutt se retrouve endormi en plein milieu de la chaussée  sur laquelle roule la voiture de ses parents. Alors que ces derniers disparaissent dans le ciel, Isée et son doudou Tadoramour retombent parmi les débris. « Ils sont si hauts qu’ils doivent… être morts », se dit-elle, « le cerveau tout embrouillaminé ». Commence alors un cheminement plein de surprises et d’embûches, de transformations et de révélations dans un univers à la fois des plus simples et des plus loufoques où les éléments sont aussi changeants que les personnages, où l’on bâtit des maisons dans des forêts de bois mort, des véhicules dans des cossavoyages, où l’on retrouve sa tête au bout de quelques vignettes, où la dynamique de la composition nous emporte dans un tourbillon de vivacité.

Thomas Quelque Chose, Frédéric Chevaux

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Samedi, 14 Janvier 2012. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, Critiques, La Une Livres, Roman, Jeunesse

Thomas Quelque Chose ; Ecole des loisirs ; septembre 2011 ; 87 p. 8€ . Ecrivain(s): Frédéric Chevaux Edition: L'école des loisirs

Thomas a dix ans, il aime ce qu’on lui dit d’aimer, fait ce qu’il faut faire, est poli, ponctuel, incolore en somme. Il a son meilleur ami Grégoire qui inverse les « m » et les « p » quand il est anxieux, son jeu de fléchettes, ses encyclopédies de géographie et son livre fétiche : L’abordage de Monsieur Belles. Sa spécialité ? Voler les craies pour dessiner sur le goudron ses rêves d’envol, de départ vers un endroit où il aurait de la consistance. Thomas est persuadé qu’il n’existe pas : son père travaille tout le temps, sa mère est perdue dans le labyrinthe brumeux de sa tête, à la poursuite d’un grand frère disparu, parti travailler loin, pour fuir la poix et le goudron domestiques.

D’ailleurs Thomas surnomme sa mère « la courgette » ou « le tube de dentifrice », son état du samedi, lorsque son esprit est opacifié par l’absorption de trop nombreux antidépresseurs.

Un soir, à la suite d’une conversation décousue à propos de Dédale, du Minotaure et de Pasiphaé, ses parents dérapent et lui révèlent que lui aussi, comme l’être hybride né de cette union contre-nature est un accident : « Mais toi, tu n’es pas un monstre, on ne te cache pas. ». Oui, mais on ne t’aime pas non plus, semble sous-entendre le dialogue absurde de la famille réunie dans la cuisine.