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Héloïse D'Ormesson

Héloïse Le Fèvre d'Ormesson, née le 10 octobre 1962, est éditrice et a donné son nom à sa maison d'édition.

Elle est la fille de Jean d'Ormesson.

 


Héloïse est chauve, Emilie de Turckheim

Ecrit par Yann Suty , le Samedi, 18 Février 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Héloïse est chauve, Février 2012, 220 p. 18,50 € . Ecrivain(s): Emilie de Turckheim Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Osons la comparaison. Et pourquoi pas, après tout, Emilie de Turckheim ne se refuse rien dans son cinquième roman, alors ne nous refusons rien. Héloïse est chauve a quelque chose du Lolita de Vladimir Nabokov, mais dans une version inversée (et qui troque la subtilité pour la crudité). Ce n’est pas l’homme âgé de quarante ans de plus (ici Lawrence) qui séduit (force ?) la Lolita (ici Héloïse), mais la jeune fille qui met le grappin sur l’homme. D’ailleurs, Lawrence n’a pas spécialement le goût des lolitas, il n’a rien d’un Humbert Humbert, mais il ne parvient pas à résister aux avances de celle qui est amoureuse de lui depuis qu’elle a cinq mois. Oui, elle avait encore une tétine en bouche qu’elle est tombée amoureuse de ce médecin aux origines irlandaises.

« Je suis amoureuse de toi depuis que je suis née ».

Cette Lolita n’a rien d’une allumeuse d’hommes matures, de l’âge d’être son père, voire son grand-père. En plus, Lawrence a un certain passé dans la famille d’Héloïse, pour ne pas dire un passif. Grand séducteur, il a en effet eu des aventures avec sa tante, sa mère ou sa grand-mère…

La symétrie ou les maths au clair de lune, Marcus du Sautoy

Ecrit par Christophe Gueppe , le Lundi, 13 Février 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Symétrie, ou les maths au clair de lune, Essai traduit de l’anglais par Raymond Clarinard, 528 p. 26 € . Ecrivain(s): Marcus du Sautoy Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Comment devient-on mathématicien ? Et qu’est-ce que c’est que les mathématiques ? S’agit-il d’une succession de nombres sans fin, de calculs fastidieux et de symboles abstraits et incompréhensibles, accessibles aux seuls initiés ? Ce sont à ces questions que répond l’auteur, professeur de mathématiques à Oxford, dans un langage d’une clarté limpide qui est un modèle de pédagogie. Car il ne se contente pas de nous faire comprendre un pan du monde mathématique, mais il nous le fait aussi aimer. Il nous fait rentrer dans la subjectivité du chercheur, qui va à la rencontre des mystères de la nature. Lui qui initialement s’est essayé à l’apprentissage des langues, a été rebuté par leur caractère aléatoire et arbitraire, et il a très vite compris qu’elles ne pourraient satisfaire son désir de logique et de sens. Seule, la rencontre fortuite, mais pour laquelle il a su se rendre disponible, d’un professeur de mathématiques, lui a fait comprendre que celles-ci étaient aussi un langage, porteur de significations.

Je vais beaucoup mieux que mes copains morts, Viviane Chocas

Ecrit par Guy Donikian , le Mardi, 24 Janvier 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Je vais beaucoup mieux que mes copains morts, 12 janvier 2012, 175 P. 17 € . Ecrivain(s): Viviane Chocas Edition: Héloïse D'Ormesson

Blanche est une jeune femme un peu paumée, un peu idéaliste, qui se cherche tout en cherchant le job qui lui permettra d’atteindre le but qu’elle s’est inconsciemment assigné. Ainsi se retrouve-t-elle animatrice d’un atelier d’écriture dans une maison de retraite. Elle avance à l’aveuglette, apprenant à s’adresser à ses vieux au fur et à mesure des séances. Sa première déception est le nombre de participants qu’elle espérait important (un atelier d’écriture ne peut qu’intéresser les gens, fussent-ils âgés) mais qui se réduit à neuf personnes.

Elle tâtonne, Blanche, tant dans ses attitudes que dans ses questions, et ses hésitations la renvoient à elle-même. « T’es obligée d’articuler comme une débile » se lance-t-elle, preuve qu’elle avance en terre inconnue, d’autant que les questions qu’elle pose à ses vieux créent chez eux un malaise dont elle ne sait pas bien quoi faire, des émotions qu’elle a du mal à canaliser. Les souvenirs, parfois anciens et douloureux refont surface, et Blanche veut utiliser ce matériau pour atteindre un objectif : « Les redresser, leur rendre la parole. Mais c’est sous ses pieds aujourd’hui que s’ouvre la trappe du verbe. Sous ses pauvres pieds. Pour enfin témoigner ».

La conversation, Jean D'Ormesson

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 04 Octobre 2011. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits, La rentrée littéraire

La conversation. 120 p. 15€ . Ecrivain(s): Jean D'Ormesson Edition: Héloïse D'Ormesson


Au travers de cet ouvrage, Jean d’Ormesson nous convie à assister à un dialogue imaginaire entre Napoléon Bonaparte et Jean-Jacques Régis de Cambacérès, un soir du début d’hiver 1803-1804, aux Tuileries. Cette conversation prend place à un moment où Napoléon, seul maître de la France après le coup d’Etat du 18 Brumaire suivi de la proclamation de la Constitution du 22 Frimaire, n’a eu de cesse, depuis lors, de réorganiser le pays [création de la Banque de France, mise sur pied du corps préfectoral, création de Chambres de commerce] et de renforcer son pouvoir intérieur [signature du Concordat et Constitution du 16 Thermidor] et ce, parallèlement aux victoires militaires [Héliopolis, Marengo, Hohenlinden] et la signature de traités de paix avec l’extérieur [Lunéville, Florence, Paris et Amiens (paix rompue l’année suivante)] nécessaires à ses réformes. Il ne reste plus au Premier Consul qu’à régler une seule question pour asseoir définitivement son statut de souverain et garantir la pérennité de son œuvre : celle de sa succession. Le seul titre trouvant grâce à ses yeux sera celui d’empereur avec, pour symbole, l’abeille, et pour principe, la récompense du talent. Ce choix, il souhaite s’en ouvrir auprès du deuxième consul, Cambacérès.

Le joli mois de mai, Emilie de Turckheim

Ecrit par Yann Suty , le Samedi, 30 Avril 2011. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Le Joli mois de mai, 128 pages, 14 € . Ecrivain(s): Emilie de Turckheim Edition: Héloïse D'Ormesson

Emilie de Turckheim est une menteuse. Son quatrième roman commence par une phrase que l’on ne peut évidemment pas croire : « Vous allez voir, je sais pas raconter les histoires ». Franchement, qui voudrait continuer plus loin une histoire mal racontée ? D’emblée, on sait qu’Emilie de Turckheim va s’amuser avec le lecteur. Elle lui propose un jeu, alors, jouons !
Le livre s’intitule Le Joli mois de mai. Faut-il également le croire ? Pas davantage. Car le roman s’ouvre et ce mois de mai ressemble à un mois de novembre avec toute sa gadoue. « On se croirait à l’automne ». Non seulement le temps n’est pas de la partie, mais surtout des « Parisiens » débarquent dans la vaste propriété avec chambre d’hôtes alors que d’habitude, ils ne viennent qu’à l’automne, le véritable, pour s’adonner aux plaisirs de la chasse.
Ces « Parisiens » en question sont : un inspecteur à la retraite, un couple que l’avarice rend fous, un militaire très discret et un tenancier de bordel homosexuel. Ils viennent parce que le propriétaire des lieux, Monsieur Louis, est décédé un mois plus tôt. Il a reçu une balle dans la gorge. « Il a un trou de fusil à travers lui ».