Identification

Encres vives

Encres Vives est une revue de poésie fondée en 1960 à Toulouse par plusieurs jeunes étudiants réunis autour de Michel Cosem. Ils forment alors un groupe du même nom.

Par la suite aux activités de la revue s’ajoutent celles d’éditions. Entre 1968 et 1978 la collection Manuscrits explore les rapports entre le texte, la mise-en-page et le graphisme.

Aujourd’hui la revue se présente sous la forme d’une plaquette de 16 pages A4 constituant le recueil d’un auteur, parfois une anthologie collective ou un dossier sur un poète contemporain. Deux collections l’accompagnent : la collection Lieu et la collection Encres Blanches.


A ce qui est de ce qui n’a, Vincent Motard-Avargues

Ecrit par Jean-Baptiste Pedini , le Mardi, 22 Octobre 2013. , dans Encres vives, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

A ce qui est de ce qui n’a, 16 pages, 6,10 € . Ecrivain(s): Vincent Motard-Avargues Edition: Encres vives

 

Avec cette nouvelle parution, Vincent Motard-Avargues poursuit sa route poétique. Une route riche et dense qui nous conduit cette fois-ci sur les abords d’une plage grise.

Absence de l’être cher,

 

« comme un regard perdu

que veux-tu dire de plus ».


Pourtant c’est bien plus que nous propose Vincent. Sur un thème difficile, et qui à première vue pourrait nous apparaître usé, le poète parvient à nous emporter avec lui.

Dune sèche. Un regard vers le large. Il nous fait écrire dans le sable et l’émotion prend vie. Presque bourrasque. A ce qui est.

Vide alentour, Jean-Baptiste Pedini

Ecrit par Cathy Garcia , le Vendredi, 27 Janvier 2012. , dans Encres vives, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Poésie

Vide alentour. Encres Vives (Coll. Encres Blanches n°488) 2011 - 16 pages – Préface de Patrice Maltaverne - Prix 6.10€ . Ecrivain(s): Jean-Baptiste Pedini Edition: Encres vives

Le vide on ne s’y fait pas, écrit Jean-Baptiste Pedini, en 10 poèmes qui tournent autour de ce vide alentour. Le vide, il le creuse, le fouille, le traque, tente de lui donner forme en quelque sorte, de lui donner sens. Des poèmes comme des corps pour englober ce qui échappe, questionne pourtant, obsède même. Le vide révèle comme une éternelle insatisfaction.


« on décompose espaces

gestes

fouilles au corps

toujours plus simples

toujours à rechercher

d’autres possibles. »

J'ai les ailes de l'aigle blanc, Christian Saint-Paul

Ecrit par Cathy Garcia , le Dimanche, 15 Mai 2011. , dans Encres vives, Les Livres, Recensions, Poésie

J’ai les ailes de l’aigle blanc, Encres Vives éd. n°384, Juillet 2010 . Ecrivain(s): Christian Saint-Paul Edition: Encres vives



Ce long poème, qui commence ainsi :

« En moi j’ai découvert
ce miroir noir
qui dissout l’inutile »


se lit d’un seul coup, sans presque reprendre souffle, tellement il nous tient suspendus à la beauté et à la fluidité des mots, à ce langage qui est lui-même souffle. Le chevalier dont il est question n’ignore pas dans sa quête que la vie et la mort puisent à la même source, et l’homme qui écrit, fait de ses mots des ailes, qui le portent, le transportent, tel l’aigle blanc et noir. Et alors même que l’esprit connaît le moyen de s’élever, l’homme reste lucide cependant à sa condition de tâtonneur terrestre.