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Articles taggés avec: Myriam Bendhif-Syllas

Les Secrets de l’Olympe, Claude Merle

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 10 Mai 2018. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse

Les Secrets de l’Olympe, éd. Auzou, février 2018, 201 pages, 12,95 € . Ecrivain(s): Claude Merle

 

 

Si le côté film pour ados américain des Percy Jacksonne vous convient pas, voire vous agace franchement ou que vous trouvez que la plupart des récits inspirés de la mythologie grecque pour enfants ou adolescents endorment littéralement les dits lecteurs, Les Secrets de l’Olympe sont pour vous !

Avec une écriture sobre mais recherchée, maniant les images avec légèreté et virtuosité, cette nouvelle série nous plonge dans ce monde magique et impitoyable où règnent en maîtres les désirs des dieux. Nulle édulcoration ici, mais bel et bien la tranchante volonté d’un souverain parjure, n’écoutant que son intérêt, les amours conspiratrices des dieux et des déesses, les roueries des Centaures ou des Titanides, la frivolité des nymphes, la savante vengeance d’une divinité bafouée…

Philibert Merlin, apprenti enchanteur, Gwladys Constant

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 01 Mars 2018. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse, Roman, Le Rouergue

Philibert Merlin, apprenti enchanteur, ill. Juliette Barbanègre, janvier 2018, 128 pages, 9,50 € . Ecrivain(s): Gwladys Constant Edition: Le Rouergue

 

Philibert est le petit dernier de la famille Merlin, le septième rejeton d’une impressionnante fratrie. En effet, dans sa famille, tout le monde est génial, brillantissime ! Car chez les Merlin, on est enchanteur sans exception depuis des générations. Le seul problème : Philibert ne trouve pas son don, sa propre voie parmi tous les talents possibles du monde de la magie.

« Philibert aimerait bien ne pas être jaloux ! C’est facile à dire, quand on a soi-même un don ! Mais quand on n’a rien, rien de rien, que peut-on ressentir, à part l’envie d’être comme les autres membres de sa famille ? Parfois, l’enfant se demande si, à la maternité, on ne l’a pas échangé par erreur avec un autre bébé. Est-il vraiment le fils de ses parents ? Physiquement, il leur ressemble, il a bien les yeux verts de son père, les cheveux noirs de sa mère, et la marque des enchanteurs à la base du cou, un petit croissant de lune, comme une cicatrice. Mais au fond, cela ne prouve rien. Seul le don est une preuve ».

Le Retour du loup, texte de Nicolas Vanier raconté par François Morel

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Vendredi, 03 Février 2017. , dans La Une CED, Les Chroniques, Jeunesse

 

 

Le Retour du loup, texte de Nicolas Vanier raconté par François Morel, musique d’Alexandros Markeas, illustrations de Pierre-Emmanuel Lyet et Gordon, Hélium/Radio France Editions, novembre 2016, 72 pages, 19,90 €

 

Après un premier album-cd consacré au célèbre Pierre et le loup de Prokofiev, voici le Retour du loup qui donne à son tour la part belle aux animaux et au jeune héros. « Dans cette histoire, un petit garçon qui n’écoutait que sa soif de liberté, et jamais les mises en garde de son grand-père, aurait pu finir croqué par un terrible loup sans la complicité d’un chat, d’un canard et d’un oiseau ». Au moment où reprend l’histoire, le loup se trouve bel et bien capturé et installé dans un enclos du zoo.

Dark Lord collé pour l’éternité, Jamie Thomson

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 19 Janvier 2017. , dans La Une Livres, Les Livres, Seuil Jeunesse, Critiques, Jeunesse

Dark Lord collé pour l’éternité, octobre 2016, trad. anglais Yves Sarda, ill. Freya Hartas, 271 pages, 15 € . Ecrivain(s): Jamie Thomson Edition: Seuil Jeunesse

 

En 2014, nous découvrions Dark Lord, Seigneur des Terres Obscures, condamné à vivre sur Terre suite à un maléfice lancé par son pire ennemi, Hasdruban, le Magicien Blanc. Après de premières et désopilantes aventures, le Dark Lord et ses amis se retrouvaient séparés : Dirk et Christopher dans notre monde, Suze dans les Terres Obscures où elle devint une redoutable et généreuse Reine des Ténèbres. A nouveau réunis au seuil de ce troisième volet, nos trois héros se retrouvent nez à nez avec un nouveau directeur du collège : Hasdruban en personne, venu sur Terre se débarrasser une fois pour toutes du Dark Lord !

Le roman garde le ton loufoque et ironique des débuts. Le Dark Lord est toujours aussi narcissique et sûr de sa supériorité – quoique des moments de pure bonté semblent le gagner de plus en plus souvent… Car à force de passer d’un monde à l’autre et de constater que ses fidèles vassaux apprécient aussi la douceur, le voilà qui hésite parfois à redevenir le Terrifiant et Sanguinaire Dark Lord.

La forêt des renards pendus, Nicolas Dumontheuil

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 12 Janvier 2017. , dans La Une Livres, Bandes Dessinées, Les Livres, Critiques, Pays nordiques, Futuropolis

La forêt des renards pendus, août 2016, d’après le roman d’Arto Paasilinna, trad. finnois Anne Colin du Terrail, 144 pages, 21 € . Ecrivain(s): Nicolas Dumontheuil Edition: Futuropolis

 

Lire un roman d’Arto Paasilinna constitue l’une des expériences les plus réjouissantes d’une vie de lecteur. Lorsqu’on le découvre, on plonge dans un univers doux amer, où une folie étrange baigne tout naturellement la vie quotidienne dans le Grand Nord. Lorsque l’on dévore les suivants, on se délecte de retrouver une humanité hors normes, un style, une ambiance, uniques et toujours surprenants. Alors, lorsque l’on ouvre une BD, adaptant l’un de ses romans, et pas des moindres, il faut avouer que l’on a un a priori positif, mais en même temps, on se demande comment l’artiste a pu réaliser un tel challenge en confrontant notre imaginaire à sa vision.

Tout commence par le retour dans la ferme familiale de Rafael Juntunen. Pas de retour à la terre ici mais la récupération d’un butin planqué sous le fumier. Voici Juntunen riche à millions mais encore lui faut-il trouver une planque pour se faire oublier et éviter un ancien comparse très remonté. L’homme se rend dans la bourgade de Pujlu, perdue au fond de la Laponie, et s’enfonce, à pied, au beau milieu de la forêt des renards pendus, pour cacher son or.