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Articles taggés avec: Laurent Bettoni

À toi, ma fille, Lettres, Cécilia Dutter

Ecrit par Laurent Bettoni , le Vendredi, 14 Avril 2017. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Correspondance, Récits

À toi, ma fille, Lettres, Les éditions du Cerf, mars 2017, 190 pages, 14 € . Ecrivain(s): Cécilia Dutter

 

C’est un texte résolument intime que nous propose ici Cécilia Dutter, dans lequel elle s’adresse à sa fille, au seuil de sa majorité. Cependant, à travers cet essai épistolaire, c’est bien une mère « universelle » qui parle à une fille « universelle », lui délivrant ses tendres conseils pour construire harmonieusement sa vie de femme et envisager son rapport au monde. Ce recueil de lettres court sur un an – la dernière année de l’adolescente avant de prendre son envol – et aborde les grands thèmes de l’existence : le bonheur, l’amour, la carrière, la sexualité, la religion, la responsabilité individuelle, la mort, le pardon, l’art, l’écologie…

L’écriture, sensible et bienveillante, répond à une urgence en même temps qu’elle suit l’actualité, présente en toile de fond, l’auteur la donnant à lire à sa fille par ses yeux de citoyenne, de femme et de mère. L’idée est d’aiguiser son esprit critique afin de lui apprendre à penser par elle-même et à refuser tout ce qui pourrait l’éloigner de sa vérité profonde.

Entretien avec Nilda Fernández, l’éternel nomade aux 1001 vies, par Laurent Bettoni

Ecrit par Laurent Bettoni , le Mercredi, 29 Mars 2017. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Où que l’on aille, nos fiançailles avec Nilda Fernández sont éternelles. Et surtout, où qu’il aille, lui. Car depuis 1991, depuis que des artistes comme Léo Ferré, Georges Moustaki et Claude Nougaro lui ont ouvert leurs bras en même temps que nous lui avons ouvert les nôtres, depuis que les Victoires de la musique l’ont consacré Meilleur espoir masculin et que l’Académie Charles-Cros lui a décerné le grand prix pour son album, l’hidalgo voyageur ne cesse d’explorer le vaste monde, ne cesse de nous quitter pour mieux nous revenir et nous faire découvrir ses nouveaux projets artistiques, justement nourris de ses périples et de ses expériences. Dans Contes de mes 1001 vies paru le 1er février 2017 aux éditions de l’Archipel, il pose un instant ses bagages et évoque quelques épisodes marquants de son existence en perpétuel mouvement. Avec ses textes remarquablement écrits, à la fois drôles, poétiques, émouvants et pudiques, bien qu’il s’y raconte, Nilda Fernández nous donne l’occasion de parler du déracinement, de l’amour, de la mort, de l’art, de la politique. Bref, de tout ce qui construit un être. Il ne s’agit pourtant pas d’une biographie mais bel et bien d’une œuvre littéraire. Normal, pour un homme qui veut faire de sa vie une œuvre d’art.

Entretien avec Marie Renault, fondatrice et directrice des éditions Macha Publishing

Ecrit par Laurent Bettoni , le Vendredi, 30 Septembre 2016. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Depuis 2009, Marie Renault dirige une société de packaging qui réalise et développe des livres et des magazines pour le compte de grands groupes éditoriaux, et principalement orientée vers l’Europe de l’Est et la Russie. Entourée de son équipe d’auteurs, de graphistes et de traducteurs, tous aussi passionnés qu’elle, elle officie encore aujourd’hui très largement dans ce domaine d’activité, car il s’agit pour elle d’une source dans laquelle elle puise des échanges enrichissants et nécessaires qui lui permettent de donner vie à des projets passionnants sur les sujets les plus variés. Mais en 2015, elle a décidé de créer sa propre maison d’édition, Macha Publishing. Un tel acte de bravoure, par les temps qui courent, méritait que l’on s’y intéresse.

 

La Cause littéraire : Marie Renault, qu’est-ce qui vous a conduit à lancer Macha Publishing, pour vous frotter à l’édition pure ?

Les journalistes se slashent pour mourir, Lauren Malka

Ecrit par Laurent Bettoni , le Mardi, 17 Mai 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Récits, Essais, Robert Laffont

Les journalistes se slashent pour mourir, avril 2016, 166 pages, 10 € . Ecrivain(s): Lauren Malka Edition: Robert Laffont

 

Lauren Malka inaugure la collection Nouvelles mythologies des éditions Robert Laffont, avec un essai sur la presse face au défi numérique, intitulé Les journalistes se slashent pour mourir. Cette référence au best-seller Les oiseaux se cachent pour mourir allie d’emblée le fond et la forme. Car ce texte, qui n’est pas censé en être, est de la fiction par bien des aspects. Il appartient à un genre appelé la non-fiction créative. Il ne s’agit pas d’un roman mais il est écrit comme un roman et en respecte le processus narratif.

Voilà une habile façon de nous plonger, sans perdre de temps, dès la lecture de son titre, au cœur de l’interrogation essentielle du livre : le journalisme, à l’ère 2.0, n’est-il devenu qu’un divertissement, que de l’entertainment, comme peut l’être un certain genre de littérature qui ratisse large ?

Pour répondre à cette question, Lauren Malka imagine un échange épistolaire entre un étudiant en journalisme et un historien du journalisme, dans lequel le premier expédie ses missives par voie électronique, tandis que le second lui répond par voie postale.

Flannery O’Connor, Dieu et les gallinacés, Cécilia Dutter

Ecrit par Laurent Bettoni , le Mercredi, 30 Mars 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Biographie

Flannery O’Connor, Dieu et les gallinacés, éd. du Cerf, mars 2016, 208 pages, 19 € . Ecrivain(s): Cécilia Dutter

 

Grande romancière et nouvelliste américaine du vieux Sud des États-Unis, Flannery O’Connor, malgré une vie brève et marquée par la maladie, a laissé une œuvre puissante, encore trop méconnue du public français, bien qu’elle ait fait l’objet d’une édition intégrale en Quarto chez Gallimard.

Cécilia Dutter se fait ici l’écho de cette voix singulière. Elle retrace avec talent et admiration l’itinéraire de la femme et de l’écrivain, dans une biographie aussi littéraire qu’intime. L’auteur s’y dévoile de temps à autre, par petites touches, derrière cette « maîtresse en littérature » qu’elle fut.

Atteinte d’un lupus érythémateux, maladie auto-immune grave qui lui valut de nombreux séjours à l’hôpital et dont elle mourut à l’âge de 39 ans, Flannery O’Connor passa l’essentiel de son existence dans son domaine de Milledgeville, en Géorgie où, entourée de ses paons et autres gallinacés, elle consacra le peu d’énergie qu’il lui restait à l’écriture.