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Les passagers de la foudre, Erik Larson

Ecrit par Jean-Baptiste Pedini , le Mercredi, 19 Mars 2014. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Roman, Polars, USA, Le Cherche-Midi

Les passagers de la foudre, traduit (USA) par Marc Amfreville, février 2014, 552 p. 22 € . Ecrivain(s): Erik Larson Edition: Le Cherche-Midi

Les passagers de la foudre, nouveau roman d’Erik Larson, nous amène au début du 20ème siècle pour un récit incroyable. Avec une maîtrise des détails historiques et un réel talent pour le suspense, l’auteur présente en parallèle les parcours de Marconi, inventeur du télégraphe sans fil, et de Crippen, pharmacien sans histoire, accusé du meurtre de sa femme. Entre témoignage et thriller haletant.

Sous certains aspects, le livre peut sembler, dans sa première partie notamment, un peu trop documenté. Les nombreuses citations ou les détails, parfois insignifiants, sur les conditions de vie de l’époque n’apportent finalement pas grand-chose au roman et finissent par ennuyer le lecteur. De même que les nombreux détails techniques et parfois longs sur les recherches de Marconi et la mise au point de son invention.

Et c’est finalement l’histoire du docteur Crippen qui va tenir le lecteur en éveil. Quand le rythme finalement s’accélère et que la succession de courts chapitres, alternant entre les deux personnages, tient enfin le lecteur en haleine. Le suspense monte d’un cran quand l’inspecteur Dew entre en jeu et qu’une macabre découverte est faite au domicile des Crippen. Avec un suspect qui intrigue autant qu’il fascine. Ce petit homme discret et apprécié de tous (jusqu’aux enquêteurs qui n’hésiteront pas à l’inviter à déjeuner entre deux interrogatoires) a-t-il vraiment pu commettre un crime aussi horrible ?

Yo-Yo, Steinunn Sigurdardottir

Ecrit par Jean-Baptiste Pedini , le Mardi, 07 Janvier 2014. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Roman, Pays nordiques, Héloïse D'Ormesson

Yo-Yo, traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson, octobre 2013, 176 pages, 17 € . Ecrivain(s): Steinunn Sigurdardottir Edition: Héloïse D'Ormesson

 

« Martin Montage. Sorte de revenant. S’obstine à courir dans le noir avant le point du jour ». Cette citation pourrait à elle seule résumer l’obscurité et les ombres qui entourent le personnage principal du nouveau roman de Steinunn Sigurdardottir.

Martin, brillant cancérologue berlinois, est rattrapé par son passé quand il découvre une tumeur en forme de yo-yo chez un patient tout aussi lâche qu’énigmatique. « La tumeur a parfois la même personnalité que celui qui l’abrite ».

Le trouble déroule son pas lent au fil des pages. Que s’est-il passé jadis alors que l’enfant rentrait chez lui ? Cet enfant qui depuis lors « revient de l’école tous les jours ». Il va maintenant devoir affronter ses fantômes, avec l’appui précieux de son ami, ex-patient, ex-vagabond. Presque âme sœur de Martin.

A ce qui est de ce qui n’a, Vincent Motard-Avargues

Ecrit par Jean-Baptiste Pedini , le Mardi, 22 Octobre 2013. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, Encres vives

A ce qui est de ce qui n’a, 16 pages, 6,10 € . Ecrivain(s): Vincent Motard-Avargues Edition: Encres vives

 

Avec cette nouvelle parution, Vincent Motard-Avargues poursuit sa route poétique. Une route riche et dense qui nous conduit cette fois-ci sur les abords d’une plage grise.

Absence de l’être cher,

 

« comme un regard perdu

que veux-tu dire de plus ».


Pourtant c’est bien plus que nous propose Vincent. Sur un thème difficile, et qui à première vue pourrait nous apparaître usé, le poète parvient à nous emporter avec lui.

Dune sèche. Un regard vers le large. Il nous fait écrire dans le sable et l’émotion prend vie. Presque bourrasque. A ce qui est.