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Articles taggés avec: Gosztola Matthieu

Art de consommer - 12

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 12 Novembre 2012. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Elle avait appelé ensuite Ophélie.

- Alors, tu as pris un verre avec le mec de meetic ? Comment ça s’est passé ?
- Bien, bien. Mais il y a pas eu ce petit truc qui fait qu’ensuite tu repenses à la personne en souriant intérieurement.

À part ça, il est sympa. Je l’ai gardé dans mes contacts msn.

Il était aussi beau que sur la photo de son profil ?

- C’est vrai, je te l’avais envoyée. Je devrais te filer ses coordonnées, alors ?

Il n’y avait pas eu de souci de ce côté-là. Certains garçons de meetic allaient jusqu’à mettre une photo qui n’était pas la leur. Les filles qui les rencontraient finissaient toujours par leur poser la question, d’une façon parfois embarrassée, parfois très directe (« c’est pas toi là ?! »). Ils répondaient que oui, ce n’étaient pas leur photo, ce qui marquait la fin, pour elles, d’une erreur. Jamais plus elles ne les revoyaient, ou ne leur parlaient via msn. Allaient jusqu’à « supprimer » et « bloquer » ce « contact ». – « Trop con ce mec ».

Marche forcée, oeuvres, 1930-1944, Miklós Radnóti

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 10 Novembre 2012. , dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Poésie, Pays de l'Est, Récits, Phébus

Marche forcée, Œuvres, 1930-1944, trad.hongrois et présentation par Jean-Luc Moreau, Editions Phébus, Collection D’aujourd’hui. Étranger, 2000 . Ecrivain(s): Miklós Radnóti Edition: Phébus

 

« La mort, de notre attente, est la rose vermeille ».

Il était une fois un jeune homme qui marchait vers le nord. Il ne mangeait ni ne buvait. Il ne toucha pas au pain que lui jeta un boulanger. Il ne put y toucher. On cassait les bras qui se tendaient. Il était une fois un homme plein d’espoir qui avait pour compagnons de voyage des hommes qui étaient abattus parce qu’ils étaient pieds nus ou parce qu’ils avaient gardé leurs chaussures. Il était une fois un homme qui voulut malgré tout continuer. Il ne pouvait ni manger, ni boire. Ce qui retint son attention, un soir de magnifique coucher de soleil, ce fut un peu de maïs séché, qui était éparpillé sur le sol, et qui l’appelait. Sans manger ni boire. Le cochon qu’il vit au loin voulut bien lui laisser un peu de son modeste repas (bouillie de maïs). Il était une fois un homme qui marchait en direction du nord. Il vit son ami musicien (qui n’avait guère plus de vingt printemps dans ses chaussures – il les avait gardées –) recevoir une balle dans la nuque parce qu’il ne voulait pas se défaire de son violon (dont il se servait pour vivre). Il le vit se relever, marcher en boitant vers un arbre, et s’écrouler, obéissant au chant d’une mitraillette, lequel avait immédiatement suivi ces aboiements : Der springt noch auf (Il remue encore).

Art de consommer - 11

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 05 Novembre 2012. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Alphonse a reçu le rapport de contre-expertise psychiatrique.

Il est sur son bureau.

 

Docteur Arnaud OSTIN

Psychiatre des Hôpitaux

CES Psychiatrie & Option Enfants / Adolescents

Expert prés la Cour d’Appel de Paris

CMPI, 33, Avenue d'Italie. 75013 PARIS. Tel : 01 44 06 84 44

RAPPORT DE CONTRE-EXPERTISE PSYCHIATRIQUE

Liesbeth LEGAUCHE

La peinture pour donner corps à la pulsation de la vie - Silvaine Arabo

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 02 Novembre 2012. , dans La Une CED, Etudes, Les Dossiers

Silvaine Arabo

Encres : 2005-2011, Éditions de l’Atlantique, 2011, 147 pages, 20 €

Toiles : 1991-2008, Éditions de l’Atlantique, 2011, 85 pages, 20 €

 

Les Éditions de l’Atlantique arrêtent aujourd’hui leur travail. C’est l’occasion de rendre hommage à celle qui les a menées d’un bout à l’autre, Silvaine Arabo, en se penchant sur son travail pictural.

 

Ouvrez Encres : 2005-2011 à n’importe quelle page. Soyez dans une expérience éminemment individuelle qui est aussi, et au plus profond, une expérience collective. Nous sommes soudain tout entiers contenus dans nos yeux. Nous ne sommes pas autre part que là où nous regardons, que là où nous respirons par le regard. Mais c’est comme si le ressac de notre respiration se faisait de plus en plus profond et que c’était avec le corps entier, de la voûte plantaire au sommet du crâne, que nous respirions.

Art de consommer - 10

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 29 Octobre 2012. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

COUR D’APPEL

DE PARIS ORDONNANCE DE PARIS

COMMISSION D’EXPERT

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE

DE PARIS N° du Parquet :                09/78868

N° de l’Instruction :        978/00065

CABINET DE  M. KLEIN        Procédure Criminelle

Juge d’instruction


Nous, Alphonse KLEIN, Juge d’Instruction au Tribunal de Grande Instance de PARIS,

Vu l’information suivie contre ;