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Remembrances, Ahmed Slama

Ecrit par Germain Tramier , le Lundi, 18 Septembre 2017. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Récits

Remembrances, Hypallage éditions, juin 2017, 46 pages, 4,74 € . Ecrivain(s): Ahmed Slama

 

Un « dédale des sens » :

Dès l’ouverture de son récit, Ahmed Slama nous convie dans ce que l’on pourrait nommer à sa suite un « dédale des sens ». Les paragraphes s’enchaînent parsemés d’hyperliens, qui renvoient à des pages postérieures ou antérieures, et permettent de découvrir, sous de multiples facettes, un univers mémoriel où le temps n’est pas linéaire, mais volumique et participatif. La description tactile du quotidien d’enfance nous donne à voir, à toucher, à entendre, le passé par la rythmique de phrases à la syllabie choisie, rendant ainsi palpables les souvenirs clairsemés, les images et les gestes. Ce dédale des sens, c’est avant tout un livre sensuel, qui pourrait être rapproché de la « mémoire involontaire » de Proust. L’appartement familial, la tasse représentant l’arche de Noé, le coiffeur, la tirelire, la cuisine, la famille assise autour du « totem télévisuel », autant de matériaux permettant de rendre concrètes et de multiplier ces remembrances :

L’heure heureuse, Zakane

Ecrit par Germain Tramier , le Lundi, 20 Mars 2017. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Essais

L’heure heureuse, QaZaQ, 2015, 44 pages 2,49 € . Ecrivain(s): Zakane

 

Synthétiser le monde

Expérimenter le monde contemporain dans une synthèse des sens ; fuir la banalité, éprouver la désespérance ou l’extase. Une invitation à la poésie, au plein chant, au cri.

 

Zakane c’est un « farouche, vivant », un « clown triste […] artisan de parole », et ça se confirme au travers de son blog : des mots et des espaces (dont nous parlerons prochainement), un espace, une photographie, prolongé par ses textes, convié l’année dernière par Jan Doets à rejoindre sa maison d’édition numérique QAZAQ, L’heure heureuse est son premier recueil, un titre qui, à lui seul, introduit dans sa poétique : cette tentative d’engendrer des instants de lumière ou d’obscurité, au plus près des existences. Le poète est ici perçu comme un être à l’affût du présent, et la poésie comme la possibilité d’expérimenter le monde avec plus d’intensité.

L’Être Urbain, Raymond Bozier

Ecrit par Germain Tramier , le Mardi, 14 Mars 2017. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, publie.net

L’Être Urbain, 73 pages, 4,99 € . Ecrivain(s): Raymond Bozier Edition: publie.net

 

Variations d’une musique cinétique

Dire la ville : être uniforme, immense et dépersonnalisé ? tirer de cette foule d’image et d’objet de quoi l’arracher à la fadeur ? battre l’uniformisation des comportements au fer glacé. Une évocation de l’urbain par la machinerie des mots.

 

Après son recueil Roseaux, qui portait le sous-titre Appréhension spatiale du contemporain, Raymond Bozier continue son exploration de l’espace quotidien, prolongeant son intérêt poétique urbain et ses décors artificiels.

Choses vues d’une ville en sédimentation