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L’art de la nouvelle chez Stefan Zweig, par Charles Duttine

Ecrit par Charles Duttine , le Lundi, 18 Septembre 2017. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

J’aime bien relire des classiques pendant la période estivale. C’est une parenthèse qui se prête au recul, à la distance et au ressourcement, pour employer des mots d’aujourd’hui.

Le moment d’une villégiature peut favoriser cette « épochè » par rapport au quotidien. Posture (qui n’en est pas une) bien éloignée de celle démystifiée par Roland Barthes dans Mythologies, s’amusant de l’image bonhomme de Gide lisant du Bossuet en descendant le fleuve Congo. Un phénomène que l’on observe aussi autour de soi. Même les médias invitent à se replonger dans nos classiques, le temps d’un été. La Fontaine, cette année avec France-Inter, les années précédentes avec Machiavel et plus loin Montaigne, Baudelaire. Bref, relire ses classiques, sous le soleil de l’été, c’est revigorant, roboratif. Momentanément, cela revient à laisser de côté les contemporains qui parfois lassent, déçoivent, obéissent à des modes et disparaissent pour certains…

Hommage à Baudelaire (XX) - Sous les soleils mouillés de Baudelaire, Charles Duttine

Ecrit par Charles Duttine , le Lundi, 21 Août 2017. , dans Nouvelles, La Une CED, Ecriture

 

Il fait beau en cette saison. Le soleil est omniprésent et parcourt son orbite d’une manière mathématique et insistante. Mais, qu’en est-il de cet astre chez Baudelaire ? A première vue, il ne semble pas peupler l’univers du poète. L’été n’est pas la saison que l’on associe à Charles Baudelaire, mais ce sont plutôt l’automne et l’hiver, lui le poète de l’ennui, du spleen et de l’affreuse mélancolie. « O fins d’automnes, hivers, printemps trempés de boue / Endormeuses saisons ! Je vous aime et vous loue… » écrit-il dans Brumes et pluies.

Pourtant combien d’occurrences sur l’astre solaire ! Et que de références ! Même un poème est intitulé Le Soleil (poème LXXXVII) curieusement placé dans la section Tableaux Parisiens. Lors de la première édition, celle de 1857, ce poème était d’ailleurs situé en deuxième position après Bénédiction dans la section Spleen et Idéal, place qui sera ensuite attribuée à L’albatros.

Par-delà ce poème, voici quelques modestes pistes sur cet astre chez l’ami Baudelaire.

Déshabillons la Récamier, par Charles Duttine

Ecrit par Charles Duttine , le Lundi, 03 Juillet 2017. , dans Nouvelles, La Une CED, Ecriture

 

Qui n’a jamais été fasciné par une douce peinture, surtout lorsqu’elle représente une figure féminine ? Il y a des tableaux qui possèdent une grâce indéfinie devant laquelle on se laisse facilement subjuguer. Certainement, le peintre devait être amoureux de son modèle pour la représenter d’une manière gracile, sensuelle ou piquante selon les cas. On répondrait volontiers à l’appel de ces figures peintes.

Pour Augustin, notre personnage, tout avait commencé en classes de lycée. Il s’ennuyait ferme dans ces salles qui tiennent de la caserne ou du centre aéré. Pendant le cours, alors que son professeur pérorait, lui feuilletait négligemment son manuel d’histoire ou de français, le coude sur le pupitre et le menton rêveur dans la main. Son humeur vagabonde le fit tomber un jour sur le portrait de Madame Récamier. La reproduction ne le laissa pas indifférent, loin de là. Pendant que le professeur parlait de Spinoza ou de Heidegger à faire bâiller tout un contingent de bacheliers, Augustin n’en finissait pas de détailler ce portrait de Madame Récamier. Pour une trouvaille, c’était une trouvaille !