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Nous vivons cachés. Récits d’une Romni à travers le siècle, Ceija Stojka

Ecrit par Balval Ekel , le Mercredi, 06 Juin 2018. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Récits, Langue allemande

Nous vivons cachés. Récits d’une Romni à travers le siècle, Ceija Stojka, éd. Isabelle Sauvage, février 2018, trad. allemand (Autriche) Sabine Macher, 295 pages, 27 € . Ecrivain(s): Ceija Stojka

 

Leçon de savoir-vivre

Certains soirs où l’impuissance a fini de nous désarmer, on aimerait s’asseoir dans une cuisine toute simple, mettre les bras sur la table, jouer négligemment avec un mug bien chaud et écouter une femme, une mère, pleine de bon sens, de force et de calme, nous parler autrement de la vie.

La magie de Nous vivons cachés de Ceija Stojka est de créer dès le premier mot cette atmosphère de confession intime et universelle dont on sait à l’avance qu’elle seule peut nous apporter le remède à nos carences. Le tragique et le merveilleux se mêlent dans l’autobiographie de la conteuse ; celle-ci nourrissant dans le même temps le lecteur de ses engagements : intelligence de ceux qui parviennent à survivre au cœur de l’enfer, persévérance et combativité, élégance de ceux qui transforment un destin épouvantable en art de vivre puis en art tout court.

Les samedis sont au marché, Thierry Radière, Virginie Dolle

Ecrit par Balval Ekel , le Mardi, 22 Mai 2018. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, Carnets du dessert de lune

Les samedis sont au marché, Thierry Radière, Virginie Dolle, octobre 2017, 52 pages, 12 € . Ecrivain(s): Thierry Radière Edition: Carnets du dessert de lune

 

D’une expérience commune à beaucoup d’entre nous – le marché du samedi matin – Thierry Radière tire vingt-huit tableaux originaux, proses poétiques touchantes et souvent prétextes à sourire, malgré l’incommensurable nostalgie dont elles sont lestées.

La promenade en famille parmi les étals suscite rêveries et questionnements interrogeant dès le titre par exemple la notion d’appartenance : « les samedis sont au marché » et « chaque personne devant son marchand oublie d’où il vient »  pour se fondre cette seule fois de la semaine dans une foule bigarrée. Un peu comme dans le poème de Prévert, Cortège, Thierry Radière associe étrangers et locaux, adultes et enfants, êtres humains et chiens ou rats, femme nomade et homme sédentaire, poètes, chanteuses et bouchers, extra-terrestres et terriens mais surtout rêveurs mélancoliques et réalité prosaïque du marché de province.

Ordinaire, Sophie G. Lucas

Ecrit par Balval Ekel , le Jeudi, 17 Novembre 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie

Ordinaire, éd. La Porte, 2016, 20 pages, 3,80 € . Ecrivain(s): Sophie G. Lucas

 

La vie comme tout le monde

La poésie autrement

« est-ce qu’on ne pourrait

pas faire un peu plus de bruit

avec nos vies »

C’est ce à quoi s’emploie le poète Sophie G. Lucas.

Depuis Moujik Moujik paru en 2012 et en cours de réédition – recueil qui fera date dans le panorama de la poésie contemporaine –, cette auteure explore tous les recoins de la vie offerte au plus grand nombre. De la routine de chacun, elle fait un évènement, un temps fort du destin commun.

Copies, Thierry Radière

Ecrit par Balval Ekel , le Mercredi, 06 Juillet 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Récits, Roman, Jacques Flament Editions

Copies, juin 2016, 214 pages, 16 € . Ecrivain(s): Thierry Radière Edition: Jacques Flament Editions

 

Et si cet été vous passiez vos vacances avec un livre comme vous n’en avez jamais lu ? Un texte inclassable parce que « La beauté est dans l’inattendu ». Un roman d’amour ? Un essai philosophique ? Une autobiographie ? Tout cela à la fois, mais certainement pas un de ces livres expérimentaux où l’auteur, sous prétexte d’innovation, déconcerte le lecteur le plus courageux.

Thierry Radière nous parle de l’aventure que c’est de vivre, d’aimer, de lire, de vieillir, de rencontrer les autres. Le lecteur y est constamment tiraillé entre l’envie de se rendre au prochain chapitre et celle de souligner toutes les phrases à partager, comme celles-ci :

« L’écrivain est un magicien : il se sert des mots pour faire croire à la vie dont ses lecteurs rêvent ».

« L’optimisme est plus intelligent que le désespoir : il incite à aimer ».