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Livres décortiqués

De L'autofiction comme outil herméneutique, Thomas Carrier-Lafleur

Ecrit par Arnaud Genon , le Jeudi, 17 Février 2011. , dans Livres décortiqués, Les Livres, Essais

Une philosophie du « temps à l'état pur ». L'autofiction chez Proust et Jutra, Laval, Presses de l'université Laval, coll. « Zêtêsis », 2010, 220 p. 30 € . Ecrivain(s): Thomas Carrier-Lafleur

L’autofiction, après avoir été considérée comme un « mauvais genre1 » nourrit de plus en plus régulièrement le champ de la théorie littéraire. Le mot vient désormais s’appliquer à de véritables monuments comme l’œuvre proustienne ou à d’autres médias artistiques tels que le cinéma2. Que l’on considère la « chose » comme un genre littéraire, comme une posture énonciative ou un concept, elle est dans tous les cas un moyen d’interroger le sujet, de renouveler son questionnement à l’ère de la crise qu’il traverse depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Considérée de cette manière, l’autofiction amène le critique à approcher ce qui touche à la philosophie, ainsi que le remarque justement Thomas Carrier-Lafleur dans l’avant-propos de la présente étude: « L’esthétique du je, la déconstruction du sujet, sa reconstruction, de même que son interprétation sont des notions philosophiques clés pour comprendre l’autofiction » (p.10).