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"Les incarnations de Jean" dans les récits de Jean Genet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas 24.10.11 dans La Une CED, Etudes, Les Dossiers, Chroniques Ecritures Dossiers

Jean de Voragine, Saint-Jean d’Arabie ou de Fontevrault, Jean le mystique ou l’Évangéliste, autant de désignations qui peuvent s’appliquer à l’écrivain que Sartre avait surnommé « Saint-Genet ». Saint Genest, comédien martyrisé pour s’être converti, serait-il l’un de ces masques, l’un de ces rôles empruntés par l’écrivain ? Genet ne serait-il pas plutôt un chrétien devenu comédien et surtout poète ? Mais un « chrétien sans Dieu » ? Jean le Baptiste, Saint-Jean contre le dragon, prince Jean devenu Robin des Bois cachant Jeannot l’apache, Jean de la Croix, Divine en terre sainte et en Enfer, autant de figures incarnées par un écrivain véritable Protée qui aura réinventé sa vie dans des récits fabuleux tout en vivant une existence digne d’un roman et qui aura retourné contre elle tous les artifices de la religion, la mettant au service de ses propres légendes, de ses propres mises en scènes.

Dans ses premiers récits, Notre-Dame-des-Fleurs et Miracle de la rose, une sainteté inversée et invertie se dessine. Vita, miracula, passio forment une legenda provocatrice. Réécritures de La Légende dorée, de la Bible ou d’œuvres mystiques montrent à la fois une volonté de profanation de la liturgie, des textes et des dogmes catholiques, et une fascination pour ces derniers, traduite par le désir de créer un récit qui rivaliserait avec ces textes mêlant merveilleux et sacré.

Replongeant au sein d’une tradition carnavalesque, Genet apparie religion et sexualité, christianisme et homosexualité de façon profanatrice. Le tabernacle présente une ouverture tel un pantalon une braguette, le goupillon appelle l’image d’un sexe et d’une goutte d’urine. Le prêtre dont il est dit qu’il porte « le travesti » et qui mène l’enterrement de Divine, se fait culbuter par un bûcheron dans une vision fantasmatique (1). Genet tente de délivrer une Légende chrétienne sans Dieu où la sainteté repose sur un cheminement certes, traditionnel, vers le dépouillement et l’acceptation de toutes les souffrances, mais qui ne tend vers aucune transcendance, si ce n’est esthétique peut-être. C’est à travers le personnage de Divine que Genet trace pour la première fois ce parcours à rebours vers la sainteté. Double déformé et déformant de sa propre personne, Divine subit les affres d’une vie de prostitué et de travesti, les désillusions des amours entre macs et folles. Individu sombrant dans la déchéance, Divine n’en demeure pas moins un « chef d’œuvre » vivant : « Culafroy est devenu Divine ; il fut donc un poème écrit seulement pour lui, hermétique à quiconque n’en a pas la clé » (NDF, 342). Dans Journal du voleur, Genet, sous son propre nom, retrace des épisodes picaresques de divers voyages à travers l’Europe. Le narrateur-personnage plonge dans l’abjection, parmi les mendiants, les délinquants rencontrés en prison, les membres de la pègre. Ses mentors et amants, Stilitano et Armand, lui font descendre quelques marches supplémentaires dans son parcours vers une sainteté noire vouée à trois vertus théologales ô combien provocatrices : la trahison, le vol et l’homosexualité (JV, 167). Au terme de ce périple, le voleur se découvre et se métamorphose en écrivain (2). Notre-Dame-des-Fleurs, son premier récit, déplace et métamorphose les grandes instances du catholicisme, il « peut se lire tout à la fois comme un évangile apocryphe et comme le récit sulpicien d’une vie de sainte ». Divine est à la fois Christ et Vierge mère du fils de Dieu, à son sujet le narrateur convoque Bernadette Soubirous et Catherine de Sienne ; Mignon se révèle l’Éternel passant sous la forme d’un mac et Notre-Dame est la nouvelle incarnation du Christ et homonyme de la Vierge. Genet décompose et recompose les Évangiles, il jongle avec les accessoires du culte et distille du sentiment religieux dans les scènes les plus prosaïques. Les latrines sont comparées à un confessionnal, le sexe de Mignon est un Jésus endormi. Les macs citent dans un détournement argotique des phrases de l’Évangile. Le personnage de Divine semble en particulier associé à l’univers religieux, véritable grille de lecture de toute son existence. À tout moment Divine chante le Veni Creator et succombe aux beautés de l’église parée pour la Fête Dieu ou des noces, véritable « boîte à surprises ». Pour se venger de lui, Divine veut faire de Notre-Dame-des-Fleurs un saint Sébastien contre lequel elle lancerait ses flèches. Divine boit son thé comme le boirait « le Saint-Esprit en forme de colombe » (NDF, 56). Cet extrait renvoie à l’Evangile de Jean : « Et Jean porta son témoignage en disant : “J’ai vu l’Esprit, tel une colombe, descendre du ciel et demeurer sur lui” (Jean, 1.32) ; “Et moi j’ai vu et j’atteste qu’il est, lui, le Fils de Dieu” » (Jean, 1.34) ; ce qui démontre que Genet travaille au plus près du texte biblique. Le tout Montmartre se retrouve au Tavernacle, club pour travestis dont le nom est un plaisant mélange entre taverne et tabernacle. Il n’est pas jusqu’aux Folles qui ne portent des surnoms blasphématoires tels Première Communion, Monseigneur ou l’Abbesse. Le président du tribunal qui juge Notre-Dame se nomme M. de Vase de Sainte-Marie ; nom qui redouble de façon parodique celle du héros éponyme du roman et antithèse complète de l’honorable juge. Un soldat, Gabriel, prodigue un temps son amour à la Divine qui le surnomme « Archange ». Divine voue un culte tout à fait païen à ce saint. Quant à Seck Gorgui, Clément Village et Ange Soleil, tous trois criminels à la peau noire, seraient-ils des sortes de rois mages réincarnés en gigolos ou en assassins solaires, venus se recueillir auprès d’un enfant-Dieu né dans les bas-fonds de Montmartre ? Le roman est dominé par le curieux couple formé par Divine et Ernestine ; fils et mère jouent, répètent jusqu’au spectacle final – et scène d’ouverture du récit – la scène de la Pietà. Louis Culafroy, alias Divine, rate son suicide, alors qu’Ernestine rate son infanticide. L’heure de gloire de ces deux comédiennes sera celle de la mort de Divine où Ernestine jouera à merveille les mères éplorées. Jean-Divine se trouve être à la fois le héros-héroïne de cette hagiographie féerique et burlesque et son conteur. En effet, Genet ne se contente pas de retourner et de renverser « cul par-dessus tête » la Trinité, les Archanges, la Vierge et leur cohorte de saints, il décide de canoniser ses personnages, à commencer par ses propres doubles, dans des récits où le religieux abonde, mais où Dieu est absent. Dieu n’est qu’un « trou avec du vide autour ». Divine vit et meurt en sainte, mi-homme mi-femme, être hybride et d’un autre ordre. Mais quel est le culte auquel elle se consacre ? Il semble, ainsi que l’affirme Pierre Laforgue, qu’il s’agisse d’une profanation systématique, depuis Mimosa communiant la photo de Notre-Dame comme une hostie à la biographie de Divine se fondant en une hagiographie. Harcamone dansMiracle de la rose atteint quant à lui la sainteté grâce à ses crimes. Coupable de deux meurtres, le bel assassin quitte la strate humaine où baignent les autres détenus. Le condamné à mort serait ainsi « l’homme qui s’érige en dieu, soudain sur un autel ». En son cœur s’épanouit une Rose Mystique, reprise des romans de la Rose médiévaux.

« Harcamone fut condamné à la relègue. Et je vais parler de sa condamnation à mort. Plus loin, j’expliquerai le prodige qui me fit assister, certaines heures, à toute sa vie secrète, profonde et spectaculaire ; mais, dès à présent, j’en remercie ce Dieu que nous servons et qui nous récompense par ces attentions que Dieu réserve à ses saints. C’est aussi la sainteté que je retourne chercher dans le déroulement de cette aventure. Il faut bien que j’aille à la recherche d’un Dieu qui est le mien [...]. Pourtant la vie que je mène requiert ces conditions d’abandon des choses terrestres qu’exige de ses saints l’Église et toutes les Églises. Puis elle ouvre, elle force une porte qui donne sur le merveilleux. Et la sainteté se reconnaît encore à ceci, c’est qu’elle conduit au Ciel par la voie du péché » (MR, 56-57).

Le condamné à mort représente le saint par excellence et la divinité des détenus emprisonnés à Fontevrault. Il s’agit de « vivre selon le Ciel, malgré Dieu ». Le narrateur Genet s’imagine le « fiancé mystique » d’Harcamone et sera le héraut de sa légende sanglante : « Comme une pauvre condamnation au supplice prononcée il y a deux mille ans fit fleurir la Légende Dorée, [...] mon récit puisé dans ma honte s’exalte et m’éblouit » (MR, 356). Quant aux colons de Mettray (3), ne sont-ils pas les enfants des Anges et de mortelles, selon le Livre d’Enoch – revisité par Genet évangéliste apocryphe ? Ne sont-ils pas en outre les premiers saints de l’œuvre de Genet, au même titre que le jeune Culafroy ? Ils mènent, dans la rigueur des codes et des contraintes de la colonie pénitentiaire, un cheminement parallèle sur la route de l’abjection et de l’humiliation. La figure de Jeanne d’Arc, la pucelle, apparaît une rose de sang au niveau du sexe lors de sa condamnation. Sa féminité niée par ses hagiographes se manifeste en une trace dérangeante, sang sur la blancheur de la tunique, calligraphie morbide venant contredire l’idéalisation du personnage canonisé et rendu androgyne pour les besoins de la légende. Or, dans l’écriture, le maître du Verbe c’est Genet et, en Démiurge tout-puissant, il fait d’un condamné à mort le saint d’un Roman de la rose pénitentiaire, d’un prostitué travesti une sainte, d’un petit voleur un saint picaresque en Espagne… L’élection équivaut à l’exclusion, la grandeur s’acquiert dans la bassesse. L’ascèse semble vouée au néant, au crime, c’est-à-dire à la poésie. Dans cet héroïsme à rebours, celui qui approche le plus de la sainteté est le traître. Les Judas de l’œuvre de Genet sont marginaux et condamnables, souvent condamnés, mais ils sont les véritables héros de ses récits et de son théâtre. L’écrivain revendique pour eux la posture d’un saint, exclu de la communauté et glorifié par cette exclusion ; ainsi en va-t-il de Saïd dans Les Paravents ou de Riton le milicien dansPompes funèbres. Le beau marin Querelle dans Querelle de Brest en constitue également la parfaite incarnation. Plus encore que ses crimes, ce sont ses trahisons qui lui donnent sa fierté. Dans les différents récits, le narrateur lui-même se targue de trahir ses propres amis. Genet ne ferait-il qu’appliquer le Sermon sur la Montagne ? « Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu’on vous chassera, vous outragera, et qu’on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme ! » (Luc 6.22). Il semble qu’il en oublie sciemment la dernière proposition… Le traître accède au sommet de la plus dorée des légendes grâce à Jean de Voragine, chantre de la trahison. Genet emprunte à l’église ses pompes et ses dorures, sa magnificence et son sens de la mise en scène, ses cultes et ses rituels. La cérémonie chez lui se fera entièrement verbale et l’écrivain en est le servant : « mes mots en appellent à la somptuosité charnelle, à l’apparat des cérémonies d’ici-bas » (JV, 189). Il entre en concurrence avec le Verbe divin en cherchant à établir sa propre Fable. « [Que] ma vie doit être légende c’est-à-dire lisible et sa lecture donner naissance à quelque émotion nouvelle que je nomme poésie » (JV, 133). Mais la morale qui sous-tend ce projet prend le contre-pied de la morale religieuse et sociale : « La sainteté c’est de faire servir la douleur. C’est forcer le diable à être Dieu. C’est obtenir la reconnaissance du mal » (JV, 232). Enfin, dans Un captif amoureux, œuvre posthume, Genet se met en scène une dernière fois, voyageur – faussement – naïf découvrant le monde arabe. Il arrive en simple témoin en Terre Sainte et quitte la Palestine en nouvel évangéliste. Il a découvert une Pietà arabe en la personne de Hamza et sa mère. Le « chrétien sans Dieu » trouve en eux l’image de ce couple qui a hanté sa vie et son œuvre, couple mis au cœur de la religion catholique : une mère veillant son fils – mort. Saint-Genet n’est plus l’exclu qui fait de l’abjection et de la trahison les plus hauts stades de la sainteté, il a trouvé sa terre et sa famille. Sans Dieu, toujours, il connaît béatitude et renoncement, amour et sérénité. L’homme s’apprête à mourir et l’écrivain, dans une folle course contre le temps, trace dans son œuvre sa propre disparition, son effacement, dans une dernière Légende « transparente ». Sur cette terre des origines qui a vu naître les trois monothéismes, Genet confronte et renvoie dos à dos islam, judaïsme et christianisme. Le ton semble n’être plus au blasphème et à la désacralisation mais plutôt à la mise à distance. « Dans Un captif amoureux, le phénomène de la croyance, tant religieuse que politique, est analysée avec ironie » (4). On retrouve une image issue des premiers récits dans cette dernière œuvre, image où la religion se trouve avec humour associée à l’érotisme : un milicien embrasse une jeune femme libanaise, sa bouche gobe le bijou suspendu entre ses seins. Ce bijou aurait pu être une médaille de la vierge ou du Christ comme le note le narrateur. La jeune fille ajoute : « Jésus vous protège et sa Mère nous donne la victoire » (CA, 59). Dans Miracle de la rose, le narrateur adolescent prend dans sa bouche la « médaille d’argent du Sacré-Cœur de Jésus » que porte son amant Villeroy durant leurs relations sexuelles (MR, 190-191). Ces images renvoient à celle, originelle, de la tante Mimosa communiant la photographie de Notre-Dame-des-Fleurs. Mais la profanation et la désacralisation ne se trouvent pas encore présentes dans l’image d’une Vierge portant son fils mort tel un phallus ou dans le « testament-testicule » de Moubarak ; ou bien encore dans la lecture d’un passage de l’Évangile où Jésus « gamin blagueur » parle comme un voyou et justifie le pouvoir politique ? Genet lit avec humour le texte biblique à la lettre : « Je viendrai comme un voleur… » (CA, 284). Dans une même page du Captif, Genet cite d’ailleurs son premier roman et fait référence à la Légende Dorée dont il serait en train d’ajouter « la page surnuméraire » au sujet d’un dirigeant de la révolte (CA, 405). Peut-être y ajoute-t-il des épisodes absents de l’Ancien Testament comme lorsqu’il relate sa rencontre avec la tribu de nomades dont le seigneur procède à un rituel étrange du baiser donné en nombre décroissant. Il questionne la notion de trahison tout en dressant un sommaire de la vie du Christ : « Quel génial coup de talon projeta l’enfant nu, chauffé par l’haleine d’un bœuf, cloué avec des clous d’airain, hissé enfin grâce à la trahison dans la gloire universelle ? » (CA, 100-101). Or, Genet se compare lui-même au Christ dans un passage relativement ambigu tout d’abord où le dieu religieux se confond avec le démiurge littéraire : « À ce point de ma fantaisie, je me demande qui en fut l’auteur : un dieu, pas n’importe lequel, celui qui est, va, non renaître mais pour la première fois naître sur du fumier d’âne et de bœuf, traverser on ne sait comment l’univers bordélique, vivoter, mourir crucifié et devenir la force » (CA, 104-105). DansJournal du voleur se trouve déjà une telle comparaison, résultat d’une succession d’images associées. Les palmes appellent une image de Noël et « les palmes jetées sous les pieds de Jésus », puis Bethléem et la nativité : « À un détour de route j’allais découvrir sous trois palmiers cette crèche de Noël où je venais, enfant, assister à ma nativité entre le bœuf et l’âne » (JV, 87). Cette même équivalence entre le fils de Dieu et l’écrivain se manifeste dans leur commune propension à prendre en charge le malheur des hommes pour l’un et celui des personnages pour l’autre. La lecture du texte biblique menée par Genet se révèle une nouvelle fois partielle et orientée mais elle lui permet de poursuivre sa logique inversée toujours teintée d’humour:

Jésus devint homme. Il expie. Après, comme Dieu, les avoir créés, il délivre de leurs péchés les hommes : on le flagelle, on lui crache au visage, on le moque, on le cloue. Voilà le sens de l’expression : « Il souffre dans sa chair ». Négligeons les théologiens. « Prendre le poids du péché du monde » signifie très exactement : éprouver en puissance et en effets tous les péchés ; avoir souscrit au mal. Tout créateur doit ainsi endosser – le mot serait faible – faire sien au point de le savoir être sa substance, circuler dans ses artères – le mal donné par lui, que librement choisissent ses héros (JV, 236).

Patrice Bougon fait remarquer que Genet se compare à Saint Jean-Baptiste qui est « celui qui symbolise le passage entre judaïsme et christianisme ». Dans le même passage, Genet signale qu’il se fit appeler Ali par ses amis palestiniens « de sorte que les trois religions sont ainsi incarnées en un seul homme par le biais d’une phrase qui permet d’établir des relations inédites entre les religions » (5). Genet tend à montrer les points de rencontre, les complexités de chacune des trois religions, fidèle à sa conviction que chaque chose contient aussi son contraire, que tout homme équivaut à un autre. Ambigüités incarnées par le personnage de Moubarak qui est tout et son contraire : officier et voyou, musulman et animiste, disciple de Spinoza et de Maurice Chevalier, comme par le narrateur Genet, noir de couleur blanche, serait le fils d’un père noir plus jeune que lui et d’une mère palestinienne.

Genet romancier se rêve tour à tour ou simultanément hagiographe et évangéliste, mystique et saint. Son univers compose avec les éléments d’une culture chrétienne très prégnante et ses dérivés dérisoires – imagerie, superstitions, accessoires du culte – tout en les décomposant méthodiquement avec humour et jubilation. Genet récrit en somme sa propre version des bondieuseries, des dogmes, des légendes chrétiennes et se fait le grand ordonnateur d’une cérémonie somptueuse et parodique où le style fait loi, où l’esthétique remplace la foi, où le sublime côtoie le toc.

Éléments bibliographiques :

Les œuvres de Jean Genet sont publiées par les éditions Gallimard dans la collection Folio pour Notre-Dame-des-FleursMiracle de la roseJournal du voleur et Un captif amoureux ; dans la collection L’Imaginaire pour Pompes funèbres et Querelle de Brest.

Son théâtre a fait l’objet d’une nouvelle édition en 2002 dirigée par Albert Dichy et Michel Corvin, dans la collection Bibliothèque de la Pléiade chez Gallimard.


(1) Pierre Laforgue, Notre-Dame-des-Fleurs ou la Symphonie carcérale, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2002, p. 80.

(2) Ibid., p. 76.

(3) Il s’agit de la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray près de Tours. De 1926 à 1929, Genet fut placé dans cette institution philanthropique qui était devenue un véritable bagne pour enfants. Les enfants et adolescents délinquants y trouvaient en guise de réinsertion de multiples violences et contraintes de tous ordres et un passeport assuré pour la criminalité adulte.

(4) Patrice Bougon, « Jean Genet, rituels de l’exhibition » (dir. Bernard Alazé et Marc Dambre), Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2009, p. 83.

(5) Ibid., p. 84-85.


Myriam Bendhif-Syllas


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