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La Une CED

Cthulhu à Helsinki (1)

, le Vendredi, 23 Mars 2012. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

Étude de quelques constantes des récits post-lovecraftiens


Travaillant dans le cadre d’un mémoire de M2 sur les allusions à la culture populaire dans la littérature finlandaise contemporaine, nous avons été amené à nous intéresser à un type bien particulier d’allusions, celles qui se fondent sur les écrits de l’écrivain américain Howard Philips Lovecraft (1890-1937). Le fait que l’on trouve en Finlande, non certes une tradition du récit fantastique lovecraftien, mais plusieurs nouvelles se situant délibérément dans la lignée des œuvres de Lovecraft, en lui empruntant ses thèmes et sa mythologie, montre bien l’ampleur du phénomène des récits post-lovecraftiens. Quel autre écrivain de l’époque moderne peut se vanter d’avoir inspiré tant d’auteurs, dans tous les pays, qui lui ont emprunté certaines de ses créations, à des fins extrêmement diverses, ludiques, commerciales, ironiques, sérieuses, etc. ? Même les hommages à Arthur Conan Doyle, les œuvres faisant intervenir Sherlock Holmes, ses aventures « apocryphes », ne nous semblent pas avoir la même étendue.

Entretien avec Eloïse Lièvre (à propos de "La biche ne se montre pas au chasseur")

, le Vendredi, 16 Mars 2012. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

Quand l’autofiction se fait romanesque

« À partir du moment où l’on écrit avec une intention littéraire, on est forcément dans la fiction ».


Entretien avec Eloïse Lièvre


Sophie Adriansen : votre premier roman, La biche ne se montre pas au chasseur, aborde le thème de la difficulté à concevoir un enfant. Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire sur ce sujet ?


Eloïse Lièvre : Le thème de la difficulté à concevoir un enfant est en effet le sujet premier. Sur ce point de départ, d’autres thèmes se sont greffés. Je voulais notamment parler de ce moment où la jeune fille devient une femme, ce « passage ». Ce roman traite donc aussi de l’invention de la féminité, et de sa définition.

Editorial : Un an déjà ! (par Léon-Marc Levy)

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 08 Mars 2012. , dans La Une CED, Les Chroniques, Editoriaux


Un an. Aujourd’hui.

Un an que La Cause Littéraire a vu le jour et s’est installée sur le Net. C’est peu. C’est beaucoup : pendant ces quelques mois notre Cause s’est imposée tranquillement, et avec un dynamisme qui étonne tous nos observateurs – en vérité qui nous étonne un peu nous-mêmes ! -  dans le paysage de la critique littéraire. Par sa densité (près de 2000 articles déjà !), la qualité constante de sa production, la richesse et la diversité croissante de son équipe rédactionnelle, la Cause s’est fait une place, naturellement. 80 rédactrices et rédacteurs, dans la plus grande dispersion géographique, dans la plus grande variété de sensibilités, de goûts, de passions, de méthodes d’analyse. Le pari relève de l’acrobatie mais il est gagné, ou en train de l’être. Nous avons tenu promesse : La littérature, les littératures, sans chapelle, sans sectarisme, avec comme seules exigences la liberté des regards, la rigueur des approches, le refus des dogmes, et l’absence de complaisance envers les logorrhées écrites qui nous envahissent – sous le nom de littérature. La littérature n’est pas mondanité même si les mondanités l’ont souvent, plus ou moins, accompagnée !

Ce jour fut-il ...

, le Mardi, 06 Mars 2012. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique


Ipagination est un site original, qui propose des écrits d’auteurs divers – souvent inconnus - s’essayant à la poésie, à la micro-nouvelle, au récit. La Cause Littéraire se propose, de temps en temps, de publier un texte issu de ce site « d’auteurs pour les auteurs » comme ils se décrivent eux-mêmes. Ce sera une des formes de notre contribution à l’éclosion de talents nouveaux. Ce sera aussi le coup de pouce de notre magazine à ce site plein de dynamisme.

Nous publions aujourd’hui le premier texte choisi dans Ipagination


La Rédaction


La mère Michel a lu (8), le captif de Mabrouka d'El Hassane Aït Moh

Ecrit par Michel Host , le Lundi, 05 Mars 2012. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

LE CAPTIF DE MABROUKA, roman, 150 pp., éditions de L’Harmattan, collection Lettres du monde arabe, 2010. 14,50 €.

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De deux nouvelles, la bonne et la moins bonne, les héros des séries policières souvent choisissent de révéler la seconde en premier lieu, réservant la première pour après. Héroïquement, imitons-les.

Il n’est pas bon qu’un éditeur quel qu’il soit «fabrique »  - c’est le terme consacré -  des livres dans lesquels l’inexistant travail de relecture place le lecteur dans de pénibles perplexités : coquilles en nombre suffisant pour être remarquées, orthographe ici ou là aléatoire, modes et aspects des verbes sujets à variations mal explicables et au manque de cohérence… tout cela diminue l’agrément de la lecture, c’est-à-dire sa facilité. Son mouvement naturel vers l’avant en est freiné et tout le monde en pâtit, le lecteur bien entendu, l’auteur qui s’en trouve desservi, l’éditeur enfin dont le sérieux est mis en doute. Pour en finir avec le sujet, ceci : tous ceux qui actuellement traînent leurs guêtres chez les éditeurs savent que le travail très délicat et spécialisé du correcteur d’édition n’est plus qu’exceptionnellement confié à de véritables professionnels, mais la plupart du temps à des stagiaires, à des novices par conséquent, que l’on paye à peine ou pas du tout. C’est d’ailleurs la raison.