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L'école des loisirs

L'École des loisirs est un éditeur français de littérature d'enfance et de jeunesse. Son siège est situé 11, rue de Sèvres (Paris 6e).

À ce jour, l’école des loisirs possède un fonds vivant de plus de 3500 titres et publie 250 nouveautés par an.

Maître des brumes, Tomi Ungerer

Ecrit par Olivier Verdun , le Mercredi, 12 Juin 2013. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Jeunesse

Maître des Brumes, traduit de l’anglais par Florence Seyvos, mars 2013, 48 pages, 13,70 € . Ecrivain(s): Tomi Ungerer Edition: L'école des loisirs

 

À plus de quatre-vingt-un ans, Tomi Ungerer, dont le talent protéiforme n’a pas pris une ride, signe, avec Maître des brumes, son dernier album, traduit de l’anglais par Florence Seyvos et publié par L’Ecole des loisirs.

La dédicace nous indique que ce conte est d’abord un hommage à l’Irlande, le pays de sa femme, où l’auteur vit depuis quelques années et dont l’âpre beauté, faite de grisaille, de confins écorchés, est parfaitement rendue par son inimitable coup de crayon : « Ce livre est dédié à l’Irlande et à tous les gens qui nous ont accueillis à cœur ouvert ». Un pays où la tourbe fait les meilleurs whiskeys, où la Guinness coule à flot, où la musique et la bonne humeur vont bon train, si l’on en juge à l’avant-dernière page qui croque sur le vif une scène habituelle de pub de village. Le dessinateur s’est plu, en effet, à multiplier les scènes de genre en restant au plus près de ce qui constitue les travaux et les jours des gens de peu : récolte de la tourbe que l’on débite en briquettes pour le feu, gardiennage des moutons sous l’œil bienveillant d’un dolmen, filage et ravaudage des filets dans l’humble chaumière familiale…

Un elfe tombé du ciel, Fougasse

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 11 Décembre 2012. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Jeunesse

Un elfe tombé du ciel, trad. de l’anglais par Agathe Pelterau-Villeneuve (J. Smith), octobre 2012, 50 p. 14,90 € . Ecrivain(s): Fougasse (Cyril Kenneth Bird) Edition: L'école des loisirs

 

Voici un petit bijou, une friandise délicieuse à goûter des yeux, droit sorti de la bibliothèque d’une maison de poupée royale et reproduit pour la première fois en français par L’Ecole des loisirs dans un format quelque peu augmenté : l’original faisant à peine 3 × 4 cm. Ce livre miniature doté d’une couverture élégante, de tranches dorées et d’illustrations naïves et colorées, raconte les aventures d’un elfe venu du ciel, qui atterrit mystérieusement au cœur de Londres et tente de retrouver « le chemin de son monde et de ses frères ».

Interpellé dans sa traversée de la ville et de Hyde Park par un gardien de nuit, voilà l’elfe conduit au poste. Face à l’incompréhension des agents, il ne parvient pas à se faire reconnaître comme elfe car pour eux, « il est inconcevable d’être ce qui n’existe point ». Logique imparable. L’elfe dégaine alors son attirail magique, grimpe aux murs et s’envole. Il finit par être libéré. L’un des policiers dissuade l’elfe de rentrer chez lui où il n’est qu’un individu banal et lui démontre qu’il a tout intérêt à demeurer parmi les hommes où il sera un être exceptionnel. Un à un, l’elfe exploite ses dons pour la danse, le chant, la peinture : il est acclamé et admiré.

Les orphelines d'Abbey Road Tome 1, le Diable vert, Audren

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 27 Octobre 2012. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Les orphelines d’Abbey Road, tome 1. Le Diable vert, octobre 2012, 282 p. 14,80 € . Ecrivain(s): Audren Edition: L'école des loisirs

« – Je sais bien, ma grande, mais là, on n’a pas de solution ! déclara Margarita. Il faudrait sans doute que le chat se rallume… ou je ne sais quelle fantaisie délirante du genre. Même dans les romans que je lis, on ne trouve pas d’histoire aussi dingue ».

Et voilà bien l’impression du lecteur en refermant ce roman. Quelle histoire délirante mais quelque peu décevante ! Car Les orphelines d’Abbey Road semble être un roman scindé en deux, ne parvenant pas à choisir entre deux genres : roman d’apprentissage doté d’une subtile intrigue psychologique et fantastique. Certes, les deux pourraient cohabiter, se marier, mais ici il s’agit plutôt d’une succession qui ne fonctionne pas. C’est un livre qui en contient deux : dans le premier, nous sommes longuement plongés dans un étrange orphelinat tenu par des sœurs peu engageantes et égoïstes. Les jeunes filles qui y sont recueillies souffrent de la faim et du froid, se font punir pour des broutilles. Certaines sont presque forcées à devenir sœurs à leur tour. Margarita, Joy la narratrice et Prudence décident de s’enfuir en passant par un souterrain secret caché sous l’abbatiale. Lorsque Prudence s’aventure seule dans ce dédale, elle en revient métamorphosée et tombe gravement malade. Ses amies vont tout tenter pour la guérir. Les mystères planent : quel est ce manuscrit découvert sous l’autel et rédigé en latin ? quelle relation entretient Lady Bartropp avec le jardinier Dawson ? quelle est cette trace de brûlure étrange sur le poignet de Prudence ?

Où est ma chaussure ? Tomi Ungerer

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Jeudi, 10 Mai 2012. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Où est ma chaussure ? Mars 2012, 32 p. 11,70 € . Ecrivain(s): Tomi Ungerer Edition: L'école des loisirs

 

Où sont les croquenots ? Dans le bateau.

Où est l’escarpin ? Sur le museau du chien.

Où sont les godillots ? Cachés dans le manteau.

Où sont les chaussons ? A la place de la tête du poisson.

Où sont les bottes ? Dans le train, sous la hotte.

 

Tomi Ungerer et les éditions de L’école des Loisirs nous proposent deux livres amusants, presque sans texte, fonctionnant à partir d’un principe simple : retrouver un dessin dissimulé dans un autre. A mi-chemin entre illusions d’optique et informations subliminales, Où est ma chaussure ? et Où est l’escargot ? nous régalent de trouvailles ingénieuses. Où sont passées les volutes de la coquille du gastéropode ? Dans quels paysages se sont enfuis tous les souliers ?

Je ne suis pas Eugénie Grandet, Shaïm Cassim

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Mardi, 20 Mars 2012. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Jeunesse

Je ne suis pas Eugénie Grandet, octobre 2011, 182 pages, 10 € . Ecrivain(s): Shaïne Cassim Edition: L'école des loisirs


Quel peut bien être le point commun entre Eugénie Grandet, héroïne balzacienne de la solitude et de l’échec, Louise Bourgeois, plasticienne étrange et angoissante aux œuvres tantôt étouffantes tantôt arachnéennes, Anne-Louise Pratt, vingt ans, costumière de théâtre et sa sœur Alice Pratt, dix-sept ans, qui essaye désespérément de garder un équilibre précaire au milieu de bourrasques sentimentales menaçant de l’emporter ?

Je ne suis pas Eugénie Grandet est un écheveau de fils qui tissent quelques mois de la vie d’une adolescente peinant à ne plus aimer une sœur qui est à la fois sa mère, son amie, son modèle, sa digue, son mentor et son pygmalion. Mais c’est aussi l’histoire d’une révélation : celle d’une jeune fille qui, après avoir été bouleversée par une exposition de Louise Bourgeois et la lecture du roman de Balzac, décide qu’elle n’a pas le droit de rater sa vie. Pas le droit de suivre sa sœur parce qu’en somme l’ombre des autres nous écrase au lieu de nous abriter, parce qu’Alice ne veut pas d’un quotidien qui ne soit pas le sien.