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Jean-François Chénin

Jean-François Chénin

Né en 1954, en Lorraine. Il passe son enfance à l'étranger (Iran, Turquie, Grèce…) grâce à un père voyageur. Avec un arrière‐grand‐père prix Goncourt 1907 (Emile Chénin‐Moselly), il revient souvent à cette Lorraine rurale, celle de la Moselle, des écluses d'Ecrouves et de Pierre‐Latreiche, de la forêt de Haye et des Côtes de Toul.

Scolarité secondaire à Avignon puis études de philosophie à Grenoble. Sa principale occupation : la lecture.

Tout débute avec La puissance et la gloire de Graham Greene, il a onze ans. A treize, il tente Balzac et a du mal avec Proust. Plus tard, il entretient une correspondance éphémère avec Jean‐François Lyotard, René Char, Francis Ponge, Gilles Deleuze, Georges Mounin, Eugène Guillevic et d'autres, sans suite.

Il devient écrivain et, plus il écrit, plus il lui semble s’éloigner de ses contemporains. Sa référence reste Kant. A Uzès, il sait qu'il sera nomade. Plus tard, beaucoup plus tard, il découvre Calaferte et Wittgenstein. Il revient toujours à René Char, pour la joie ou dans la peine.

Il passe un temps dans deux cabinets ministériels. Il effleure la politique mais il connait son monde par coeur, ce qui l'en détourne. Il lit Pascal Quignard, fait une escapade aux Etats‐Unis, découvre Albuquerque (où tout commence), puis le Canada, à Québec, (où tout recommence).

En musique Mozart, toujours Mozart. En peinture, Francis Bacon et Nicolas de Staël. Il est maire d'un village de 200 habitants. Tout l'occupe. Il passe de longues heures à ne rien faire, fait de longues haltes au pied des murs de St Eustache. Il lit Yves Navarre, Albert Cohen, revient à la philosophie (Spinoza, Foucault, Althusser…).

Il est depuis plus de 12 ans à l'étranger au service de la langue et de la culture françaises (en Israël, en Inde et, aujourd'hui, aux Etats‐Unis).

Depuis l’enfance, il a le goût de l’ailleurs. Il s’intéresse aux auteurs des Editions de Minuit et à Claudel, Césaire, Blanchot. Il revient à la philosophie avec Montaigne, Voltaire et Herbert Marcuse, Clément Rosset et Marcel Conche.

Il a trois enfants, il aime s'attarder à la terrasse des cafés (les passantes), il ne mange jamais de tripes (sauf si elles sont au lait), il aime le gris, le noir et le bleu du ciel, les déserts silencieux, les fins de journée sauf le dimanche.