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Éphémérides créatives - André Gide (par Jean-Marc Dupont)

Ecrit par Jean-Marc Dupont le 03.12.18 dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

Éphémérides créatives - André Gide (par Jean-Marc Dupont)

22 novembre : éphéméride créative, André Gide : « L’art naît de contraintes, vit de luttes et meurt de liberté »

Le 22 novembre 1869, naissance de l’écrivain français André Gide (mort le 19 février 1951) qui fut honoré du prix Nobel de Littérature en 1947 « pour son œuvre littéraire considérable et d’une haute valeur artistique dans laquelle il a exposé les grands problèmes humains avec un amour audacieux de la vérité et une grande pénétration psychologique ».

http://www.andre-gide.fr/

Comme s’exclame André Gide (Les Faux-Monnayeurs) :

« L’histoire de l’œuvre, de sa gestation ! Mais ce serait passionnant… plus intéressant que l’œuvre elle-même ».

Et cette démarche est reprise dans cette collection intitulée « Horizons génétiques », avec justement le premier ouvrage André Gide, l’écriture vive [1] et écrit par Martine Sagaert et Peter Schnyder, avec pour objectif pour le lecteur de « donner accès au laboratoire de l’écrivain, ouvrant à la recherche gidienne de nouveaux horizons »…

Laurie MT explique ici [*] que « cet intérêt moderne pour la gestation des œuvres, obligea les chercheurs à s’intéresser à des supports qui jusque-là étaient restés dans l’ombre des textes imprimés. Relégués au rang de brouillons, leur valeur n’était pas reconnue puisque seule la version imprimée était considérée comme parfaite. Or, ces manuscrits de travail présentent des caractéristiques multiples, liées à la personnalité et aux pratiques de chaque écrivain ». Et de rajouter plus loin que « la démarche génétique, en cherchant à rendre visible le processus de fabrication d’une œuvre à travers les manuscrits de travail a besoin de comprendre l’auteur dans sa singularité. […] nous pouvons observer que les cahiers d’écoliers et les carnets qu’André Gide se procurait, étaient de petit format, afin qu’il puisse les transporter facilement. Cela nous renseigne sur le fait que Gide souhaitait être en mesure de s’adonner à son art à n’importe quel moment de la journée et quel que soit l’endroit où il se trouvait, et témoigne du caractère impulsif de son écriture ».

« L’homme ne peut découvrir de nouveaux océans tant qu’il n’a pas le courage de perdre de vue la côte », André Gide

 

Jean-Marc Dupont

 

[1] André Gide, l’écriture vive, par Martine Sagaert et Peter Schnyder :

http://www.pub-editions.fr/index.php/auteurs/s/sagaert-martine/andr-c3-a9-gide-2c-l-e2-80-99-c3-a9criture-vive-1687.html

[*] La Critique Génétique : André Gide, l’écriture vive, par Laurie MT :

http://solifera.canalblog.com/archives/2013/06/07/27350166.html

Avec d’autres critiques de l’ouvrage ici :

Martine Sagaert, Peter Schnyder, André Gide. L’Écriture vive, 2008, par Catherine Viollet :

https://genesis.revues.org/415

Dans le laboratoire de la création d’André Gide, le plus moderne des classiquespar Bénédicte Vauthier :

http://www.fabula.org/revue/document4963.php

 

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A propos du rédacteur

Jean-Marc Dupont

 

Jean-Marc Dupont est né en 1968