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Entretiens

Une buveuse d'encre - entretien avec Gaëlle Callac

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 21 Mars 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Entretien avec Gaëlle Callac, auteure et éditrice au Buveur d’encre

 

Avec Gaëlle Callac, nous sommes entrées en contact pour le Secteur Jeunesse de la Cause littéraire. Nous échangeons depuis un moment déjà au sujet des sorties d’albums du Buveur d’encre, la maison d’édition au catalogue alléchant où elle exerce. En décembre dernier, au Salon de Montreuil consacré à la littérature pour la jeunesse, nous avons longuement discuté et l’idée d’un entretien plus approfondi nous est venue. A travers son parcours d’auteure et de professionnelle de l’édition indépendante, Gaëlle Callac témoigne de sa passion et de son engagement au service d’une littérature pour la jeunesse exigeante ; relayer sa parole, c’est affirmer qu’il n’y a qu’une littérature à défendre, celle qui élève, qui fait rêver et nourrit la curiosité du lecteur, peu importe son âge.

Entretien avec Gianfranco Brevetto, traducteur et écrivain

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 19 Mars 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

« Les traducteurs sont comme les peintres de portraits ; ils peuvent embellir la copie, mais elle doit toujours ressembler à l’original ». Elie Fréron

 

Valérie Debieux : Gianfranco, vous êtes à la fois écrivain et traducteur. La littérature française vous passionne, tout autant que la poésie, puisque vous avez ainsi consacré un ouvrage sur Georges Brassens (Georges Brassens : Una Cattiva Reputazione). Vous aimez notre langue. Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans ce travail de traduction qui demande persévérance et adaptabilité ?

 

Gianfranco Brevetto : Ognuno di noi ha dentro di sé un’altra lingua nella quale avrebbe voluto esprimersi, una sorta di lingua dell’anima, dei sogni, dei sentimenti. Il francese è per me la lingua che mi permette di andare oltre i significati che normalmente riesco ad esprimere. Certo non basta amare una lingua per essere traduttore, occorre un lungo lavoro a tavolino. A volte mi capita di svegliarmi la notte perchè finalmente ho trovato la parola adatta, l’espressione che mi mancava.

Enquête : les professionnels du livre face au manuscrit

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 28 Février 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Quelle est la première attitude qu'ont les professionnels du livre face à un manuscrit, qu'il émane d'un passé lointain ou qu’il demeure à flanc de rive, ayant été écrit quelques mois, quelques semaines, voire quelques jours plus tôt ? Qui, parmi ceux qui écrivent, ou s'intéressent de près aux livres, qui n'a pas été effleuré, ou habité en profondeur par cette question ?

C'est afin d'y répondre, même succintement, que nous avons réalisé une enquête. Et, afin que celle-ci soit la plus complète possible (au-delà de sa nécessaire brièveté, qui a pour but de ne pas fatiguer le lecteur), nous avons donné la parole à un poète, traducteur et professeur d'Université (venu tout droit d'Italie !), à une animatrice d'ateliers de poésie, à un directeur d'espace culturel et, bien sûr, à des éditeurs.

 

Notre question a été la suivante : « Que cherchez-vous en premier, lorsque vous ouvrez un manuscrit ? Toucher le grain d’une voix singulière qui vient vous toucher ? Être emporté dans un voyage ? Le connu ou l’arrachement à soi ? Cherchez-vous tout autre chose ? »

Entretien avec Paulina Nourissier-Muhlstein : création de "la Grande Ourse"

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 14 Février 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« Je veux faire découvrir aux lecteurs des ouvrages qui me parlent, m’émeuvent, m’étonnent et m’interpellent. La Grande Ourse est un espace de création où la langue retrouve ses quartiers de noblesse. Romans pour adultes ou pour adolescents, récits, nouvelles et essais cohabitent au sein de nos publications.

Le monde de l’adolescence me passionne et je crois, comme le pensait Janusz Korczak, que c’est à nous, adultes, de nous hisser à la hauteur de ces adolescents. Écrire pour eux est un défi que peu d’écrivains sont capables de relever. Il nécessite rigueur et talent. J’espère que la collection « Stardust » saura répondre à ces exigences.

Une autre facette de mon activité est axée sur le désir de perpétuer la mémoire de l’œuvre littéraire de mon père, François Nourissier. L’étude des archives qu’il a léguées à la BnF fera l’objet de plusieurs publications dans le futur.

J’ai la volonté de tout mettre en action pour donner à chaque œuvre les meilleures chances d’être découverte, lue et promue à la hauteur de ce qu’elle mérite ».

Paulina Nourissier-Muhlstein

Entretien avec Antoine Bello, le marchand de fables

Ecrit par Frédéric Aribit , le Lundi, 28 Janvier 2013. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

« L’imaginaire est ce qui tend à devenir réel », disait Breton. Il est loin, très loin d’un Breton. Et pourtant… En deux romans, son histoire de « Consortium de Falsification du Réel » impose l’éblouissante virtuosité d’un romancier qui s’inscrit, non sans amusement, à rebours d’un certain paysage littéraire français. C’est qu’Antoine Bello ne fait rien comme les autres. Des études à HEC, une société au développement fulgurant, une conviction libérale qui le conduit à soutenir Sarkozy en 2007… Il y a mieux pour « faire l’écrivain » à la mode germanopratine. Mais surtout, une imagination à revendre, et des histoires, encore des histoires, toujours des histoires à raconter pour ce grand admirateur de Borges, infatigable Shéhérazade du réel aux mille et une pages, installé à New-York. Rencontre dans les pas de Sliv, le héros des Falsificateurs et des Eclaireurs, avec Antoine Bello, à quelques jours de la sortie de son nouveau roman, Mateo.

 

Votre diptyque Les Falsificateurs et Les éclaireurs détonne plutôt dans le paysage littéraire français. Vous sentez-vous plus proche, en terme d’influences et de style, d’une écriture du « storytelling » à l’américaine, que d’une certaine « poétique du nombril » à la française ?