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Ecriture

Le mur des Fées

, le Lundi, 23 Juillet 2012. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

 

 

Les femmes au lavoir parlaient de leurs fibromes

Bruissaient les draps dans l’eau froide les mains ridées

Les hommes au pressoir parlaient comme des hommes

Ne riaient pas imagination bridée

 

L’air est rude il fait froid on voit encore au bord

De la sente élargie un serpent enroulé

Tresse de rouille inerte et qui toujours se tord

Fantôme du treuil vide la nasse éboulée

Sous la coupole spleenétique du ciel (50)

Ecrit par Daniel Leduc , le Lundi, 23 Juillet 2012. , dans Ecriture, Ecrits suivis, Création poétique, La Une CED

 

Dans sa main la mesure des choses paraissait démesurée. Chaque objet, il le manipulait comme s’il s’agissait d’un être vivant, d’une micro-conscience, peut-être.

Qu’il prenne un couteau, et la tournure acérée de certaines phrases lui revenait en pleine figure.

Saisissant une pomme, c’était les rondeurs féminines qu’il attrapait, bien sûr.

Et lorsqu’il serrait la main d’autrui, ce n’était pas la main mais les humeurs, qui laissaient sur sa paume une empreinte spécifique.

« Il n’y a pas de main courante », disait-il, en dévalant les marches. « Chaque coup de main est un fruit que l’on sert ».

« Et c’est par l’empan que l’on mesure, cette même diversité des Hommes ».

 

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Chuter (1)

Ecrit par Elisabeth Guerrier , le Samedi, 21 Juillet 2012. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

Introduction


POÉSIE

La vertu de cette écriture

Prothétique.

Contrecarrer un bégaiement endémique  de la confidence qui renierait chaque mot avant même qu’il soit prononcé.

Sous la gaze, développer l’ampleur des messages avec la légèreté de ce qui n’atterrira jamais.

La légèreté, la légèreté, oui.

La vertu de cette écriture

Pourtant Décembre

Ecrit par Léonore Fandol , le Vendredi, 20 Juillet 2012. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

Pourtant, des bribes de conversation, comme des poussières de paille, viennent jusqu’au milieu de la cuisine.

La mère ne parle pas. La réputation du père porte à l’admiration et conforte un certain équilibre.

C’est un printemps aux parfums domestiqués.

Les cartons et les papiers forment dans l’atelier un champ de guirlandes, de pavés, de secrets à déflorer, plus tard dans la soirée.

Les bonnes manières ont enfermé la maladresse et les soupirs dans le voûté des épaules, dans la maison sans jardin.

Elle a décidé de remplir sa valise de lingerie, de flacons, de petits riens et chaque heure passée endort ses espoirs de départ.

Seulement sortir les ordures, le chien.

Blues for Charlie (part one)

Ecrit par Jean-Jacques Marimbert , le Jeudi, 19 Juillet 2012. , dans Ecriture, Ecrits suivis, Création poétique, La Une CED

 

Ici débute la publication d’une série de textes poétiques de Jean-Jacques Marimbert sur basse continue Jazz/Blues. Ces morceaux seront publiés par paire hebdomadaire. Chaque poème est accompagné d’un lien musical visuel.

 

L'illustration est de la main de l'auteur

 

 

 

Laura (1)

 

Enfance en jazz coulées

orientales de Laura sourire

de Charlie tapis volant