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Ecrits suivis

Sous la coupole spleenétique du ciel (3)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 20 Juillet 2011. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Work in progress


Les petits matins passent par la porte étroite de la nuit, charriant de petites chimères dans de petits brouillards.

Le corps s’ébroue alors dans des sursauts de rêves ; et s’animent certains points névralgiques, comme des cascades de pertes, sur des plaies innocentes.

Il est pesant ce poids des heures matutinales, quand les paupières restent collées à des grumeaux d’enfance, à ces peaux qui surnagent dans des bols de lait, délaissés.

Il est pesant, ce pas qui part…


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A l'aube de l'humanité

Ecrit par Zoe Tisset , le Mardi, 19 Juillet 2011. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

En hommage au film "Incendie"


L’origine ne sera pas bouleversée par la mort.

Sans affect, elle veut la vie et elle poursuit celle qui fauche et foudroie.

Son temps n’est pas le nôtre, le fils devient le père et la victime le bourreau.

Celui qui agit pâtit.


La rédemption sourcille de l’opposition, elle n’a que faire des soubresauts de « la bonne conscience ». Ici tout est entremêlé, on ne parvient plus à distinguer la quintessence de l’humanité. Magma de sang et d’amour ruisselant sur la femme qui accouche et sur l’homme qui crie lorsqu’on lui applique le fer forgé de la punition.

Carnets d'un fou - XI

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 14 Juillet 2011. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Michel Host

Le 4 juillet 2011


Rétrospectivité / Prospectivité / Objectivité / Subjectivité / Invectivité / Perspectivité / Salubrité

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Les intuitions des poètes sont les aventures oubliées de Dieu.

Elias Canetti, Le Territoire de l’homme


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Sous la coupole spleenétique du ciel (2)

Ecrit par Daniel Leduc , le Jeudi, 14 Juillet 2011. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Création poétique, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Work in progress

Dans l’œil de la vieille, c’est une pluie d’images, des éclats de soleil, myriade où les instants se succèdent, en se superposant, c’est un nid où reposent des tremblements de terre, des éclairs déplumés.

Elle se balance la vieille, sur une chaise trop vieille, elle se balance, d’un poids de vent qui la soulève ; ses cheveux brisent des lignes, comme on éclate une étincelle, brisent des lignes –  herméneutique d’espace.

Est-il temps, s’inquiète-t-elle, est-il temps de se poser, là ? de reposer sa chaise ?

Il n’y a plus de feulements dans la gorge du feu ; plus d’éclatements, non plus, sous les braises du rire.

Chaque chose s’étend dans le sommeil ; mais la vieille, elle,

ne s’éteint pas.


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L'arbre aux secrets - 8 (Chap. IX)

Ecrit par Ivanne Rialland , le Mercredi, 13 Juillet 2011. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles

En effet, le lendemain matin, lorsque Rose osa enfin jeter un œil dans la chambre de sa mère, celle-ci était étendue toute droite sous ses couvertures, les yeux ouverts, le regard perdu. Et Rose ne sut pas quoi faire d’autre que d’aller dans la forêt. Elle avala un verre de lait, glissa une pomme dans sa poche : elle était partie.

Il faisait très chaud ce jour-là. Malgré l’heure matinale, une buée légère s’échappait des prés des deux côtés du chemin. Rose clignait des yeux sous le soleil. Soudain, du coin de l’œil, sur sa gauche, elle entraperçut une forme blanche au milieu du pré. Elle tourna la tête, mais ne vit rien. Continuant sa marche, elle gardait cette sensation d’être accompagnée, de loin, par une silhouette qui se dissipait dès qu’elle s’arrêtait pour mieux la regarder. Elle pensa à l’enfant du grenier, en qui elle ne pouvait s’empêcher de reconnaître sa mère, petite fille. Ce que sa mère lui avait interdit en paroles hier, elle l’encourageait aujourd’hui en actes. Rose se disait cela, puis secouait la tête. Cette vague image qui l’accompagnait à travers prés, ce fantôme, ce n’était pas sa mère, c’était un songe né de son angoisse à elle, Rose, de son désir à elle, d’avoir une solution, de n’être pas impuissante. Et pourtant, pourtant… L’image, toujours insaisissable, persistait, un chant se faisait de plus en plus distinct, une chanson, une comptine, comme celle qui rythme les rondes, aux paroles incompréhensibles, mais l’air, gai et entêtant, qu’on a déjà entendu quelque part, mais les paroles, on ne s’en souvient plus, les paroles échappent.