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« BiblioTapTap » en Haïti – « Aux livres citoyens ! »

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 23 Septembre 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

Il est tellement évident pour nous que le savoir est sans frontières qu’on finit par l’oublier…

Arthur Dreyfus (Ecrivain, scénariste et réalisateur)

Pour guérir et se reconstruire, il faut aussi pouvoir lire et dire.

BSF

 

Bibliothèques Sans Frontières (BSF) collecte chaque année près de 100.000 ouvrages auprès de bibliothèques, d’institutions et d’entreprises. Mais pour permettre à BSF de proposer à ses bibliothèques partenaires un choix de livres aussi large que possible, selon leurs propres critères et besoins, votre engagement est nécessaire. C’est pour cela que Bibliothèques Sans Frontières initie le projet « Aux livres citoyens ! » afin d’établir un maillage de boîtes de collecte de livres, en partenariat avec la Mairie de Paris et les mairies d’arrondissement.

Japan living, une esthétique de l'épure

Ecrit par Odile Alleguede , le Mercredi, 28 Août 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

Japan Living. Une esthétique de l’épure, Marcia Iwatate et Geeta K. Mehta, photographies de Nacása & Partners, Editions du Toucan, novembre 2009, 256 pages, 228 x 305, 49 €

 

Du Japon, nos clichés d’occidentaux reflètent notre ignorance. Combien de fois a-t-on vu les alertes cathodiques d’une centrale nucléaire fuyant dans l’Océan ? Trente-six vues du Mont Fuji en estampes ? Des mangas animés ? Mangé des sushis ou bu du saké ? Ri aux larmes ou bien pleuré d’exaspération devant un Takeshi Kitano ? Quand a-t-on admiré des geiko en tenue pour le cérémonial du thé ? Des jeunes filles aux cheveux roses, mini-jupes et chaussettes montantes, leur portable vissé à l’oreille et en rang sage devant une boutique Louis Vuitton ? Vous le voyez, l’image du Japon est étroite en Occident. Comme doit l’être celle de la France sur les sentes parfumées de la rivière Sumida. Nos kangis à nous sont pauvres à saisir la pensée nippone, si intraduisible en mots. Peut-être… en photos.

Expo "le Maître Fou" : Une peinture d’amour et de mort, Andrew Gilbert

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mercredi, 21 Août 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

Une peinture d’amour et de mort, Andrew Gilbert, le Blanc et le Noir, Galerie Polad-Hardouin, 86 rue Quimcampoix 75003 Paris

 

« Et quand il se réveillait, tout était à recommencer. Cela n’aurait jamais de fin. Cela ne finirait jamais. C’était peut-être cela que ces chants avaient toujours voulu signifier ; peut-être ces chants ne menaient-ils pas les Noirs au ciel, mais poussaient plutôt les Blancs en enfer » (James Baldwin, Face à l’homme blanc)

Il y a presque une tendresse de la part d’Andrew Gilbert à évoquer, à travers le médium des arts plastiques, un pan de l’histoire coloniale la plus honteuse ; celle d’avoir pensé une hégémonie occidentale au nom d’une civilisation unique, réduisant l’Afrique, entre autre, en l’infériorisant, à sa part la plus petite, celle de femmes et d’hommes sous le joug, reniés, opprimés, massacrés. J’ai eu un choc en découvrant chez Polad-Hardouin, grande galerie du 3ème arrondissement de Paris, les peintures colorées, sur papier beige, d’un jeune artiste écossais né en 1980, qui a fréquenté les écoles d’art d’Edimbourg.

Le Groupe des Huit, Judith Louise Thibault

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mardi, 16 Juillet 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

Le groupe des huit, Judith Louise Thibault, anthologie poésie, éditions du Noroît Le Taillis Pré

L’entreprise éditoriale de Judith Louise Thibault constitue un défi d’écriture des plus périlleux. Plus précisément un double défi, donc un double péril.

D’abord l’aventure de l’anthologie, avec ce qu’elle suppose de recherches minutieuses et surtout de choix, éminemment subjectifs, par définition contestables. Les choix de Judith sont ici constitués de 8 rencontres que la vie lui a offertes, à travers sa pratique de professeur de français au collège John-Abbott, où elle a rencontré en particulier deux des « 8 » : David Solway et Peter Van Toorn, qui lui ont servi » de « guides » vers les autres. Ainsi est né un « groupe », une « famille » de 8 poètes, dont le seul lien réel est…Judith Louise Thibault ! Plus exactement la passion de Judith pour ces ciseleurs de la langue anglaise, tous étincelants, tous différents.


Stéphanie BOLSTER, profondément inscrite dans la modernité, sans cesse capable de jongler avec les registres de langue, du lyrisme au parler des rues. Femme jusqu’au bout des doigts, jusqu’au bout des mots, jusqu’à l’extrémité du sens (The Alice poems)

Ekphrasis 4 - Architextures

Ecrit par Marie du Crest , le Mardi, 11 Juin 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

A Hervé Bougel : il saura pourquoi.

 

Elle est revenue à Grenoble.

Elle est venue retrouver celui avec lequel elle arpenta sa jeunesse.

 

Des villes, des villes nouvelles. Ce que l’on ne nomme plus les grands ensembles. Les cités, les quartiers. La France rapatrie, reloge. Philipe Cognée est un enfant des sixties.

Murailles de Chine, barres interminables que l’on dynamite déjà. Grands rêves, des appartements avec douche, des cabines d’ascenseur à petit hublot qui montent comme des fusées de la conquête spatiale jusqu’au quinzième étage. Le vide-ordure dans la cuisine lumineuse fait descendre vertigineusement les reliefs du repas. Les cafards en ont profité.