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Japan living, une esthétique de l'épure

Ecrit par Odile Alleguede , le Mercredi, 28 Août 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

Japan Living. Une esthétique de l’épure, Marcia Iwatate et Geeta K. Mehta, photographies de Nacása & Partners, Editions du Toucan, novembre 2009, 256 pages, 228 x 305, 49 €

 

Du Japon, nos clichés d’occidentaux reflètent notre ignorance. Combien de fois a-t-on vu les alertes cathodiques d’une centrale nucléaire fuyant dans l’Océan ? Trente-six vues du Mont Fuji en estampes ? Des mangas animés ? Mangé des sushis ou bu du saké ? Ri aux larmes ou bien pleuré d’exaspération devant un Takeshi Kitano ? Quand a-t-on admiré des geiko en tenue pour le cérémonial du thé ? Des jeunes filles aux cheveux roses, mini-jupes et chaussettes montantes, leur portable vissé à l’oreille et en rang sage devant une boutique Louis Vuitton ? Vous le voyez, l’image du Japon est étroite en Occident. Comme doit l’être celle de la France sur les sentes parfumées de la rivière Sumida. Nos kangis à nous sont pauvres à saisir la pensée nippone, si intraduisible en mots. Peut-être… en photos.

Expo "le Maître Fou" : Une peinture d’amour et de mort, Andrew Gilbert

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mercredi, 21 Août 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

Une peinture d’amour et de mort, Andrew Gilbert, le Blanc et le Noir, Galerie Polad-Hardouin, 86 rue Quimcampoix 75003 Paris

 

« Et quand il se réveillait, tout était à recommencer. Cela n’aurait jamais de fin. Cela ne finirait jamais. C’était peut-être cela que ces chants avaient toujours voulu signifier ; peut-être ces chants ne menaient-ils pas les Noirs au ciel, mais poussaient plutôt les Blancs en enfer » (James Baldwin, Face à l’homme blanc)

Il y a presque une tendresse de la part d’Andrew Gilbert à évoquer, à travers le médium des arts plastiques, un pan de l’histoire coloniale la plus honteuse ; celle d’avoir pensé une hégémonie occidentale au nom d’une civilisation unique, réduisant l’Afrique, entre autre, en l’infériorisant, à sa part la plus petite, celle de femmes et d’hommes sous le joug, reniés, opprimés, massacrés. J’ai eu un choc en découvrant chez Polad-Hardouin, grande galerie du 3ème arrondissement de Paris, les peintures colorées, sur papier beige, d’un jeune artiste écossais né en 1980, qui a fréquenté les écoles d’art d’Edimbourg.

Le Groupe des Huit, Judith Louise Thibault

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mardi, 16 Juillet 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

Le groupe des huit, Judith Louise Thibault, anthologie poésie, éditions du Noroît Le Taillis Pré

L’entreprise éditoriale de Judith Louise Thibault constitue un défi d’écriture des plus périlleux. Plus précisément un double défi, donc un double péril.

D’abord l’aventure de l’anthologie, avec ce qu’elle suppose de recherches minutieuses et surtout de choix, éminemment subjectifs, par définition contestables. Les choix de Judith sont ici constitués de 8 rencontres que la vie lui a offertes, à travers sa pratique de professeur de français au collège John-Abbott, où elle a rencontré en particulier deux des « 8 » : David Solway et Peter Van Toorn, qui lui ont servi » de « guides » vers les autres. Ainsi est né un « groupe », une « famille » de 8 poètes, dont le seul lien réel est…Judith Louise Thibault ! Plus exactement la passion de Judith pour ces ciseleurs de la langue anglaise, tous étincelants, tous différents.


Stéphanie BOLSTER, profondément inscrite dans la modernité, sans cesse capable de jongler avec les registres de langue, du lyrisme au parler des rues. Femme jusqu’au bout des doigts, jusqu’au bout des mots, jusqu’à l’extrémité du sens (The Alice poems)

Ekphrasis 4 - Architextures

Ecrit par Marie du Crest , le Mardi, 11 Juin 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

 

A Hervé Bougel : il saura pourquoi.

 

Elle est revenue à Grenoble.

Elle est venue retrouver celui avec lequel elle arpenta sa jeunesse.

 

Des villes, des villes nouvelles. Ce que l’on ne nomme plus les grands ensembles. Les cités, les quartiers. La France rapatrie, reloge. Philipe Cognée est un enfant des sixties.

Murailles de Chine, barres interminables que l’on dynamite déjà. Grands rêves, des appartements avec douche, des cabines d’ascenseur à petit hublot qui montent comme des fusées de la conquête spatiale jusqu’au quinzième étage. Le vide-ordure dans la cuisine lumineuse fait descendre vertigineusement les reliefs du repas. Les cafards en ont profité.

Foire du livre de Saint-Louis en Alsace - 30ème édition

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 16 Mai 2013. , dans Documents, Les Dossiers, La Une CED

On ne peut que s’attacher à une foire du livre telle que celle de Saint-Louis et ce n’est pas un hasard si les libraires, éditeurs, auteurs, illustrateurs et visiteurs lui restent fidèles depuis sa création. L’atmosphère y régnant est très chaleureuse et accueillante. Cette manifestation accueille chaque année quelque 250 écrivains et elle a été présidée par de nombreux lauréats du Prix Goncourt, ainsi que par des académiciens ou des personnalités du monde de l’édition. Cette année, c’est Paule Constant qui en a assuré la Présidence. Janine Boissard et Axel Kahn en ont été les invités d’honneur avec Jean Clair et Marie Sellier. Janine Boissard, qui, chaque année, restée fidèle tout au long de ces trois décennies, y a apporté un soutien sans faille.

Beaucoup de personnalités ont été réunies pour cette nouvelle édition et de nombreuses manifestations ont été organisées autour du livre comme des ateliers, des jeux de rôles, des conférences, des rencontres, des lectures de contes, des spectacles, des débats, des expositions (Sherlock Holmes), des lectures musicales (Demain, j’ai rendez-vous avec Bob Dylan). Les familles se déplacent volontiers, chaque année elles sont au rendez-vous et les enfants ont les yeux qui brillent devant toute la diversité qui leur est proposée en littérature jeunesse. Amoureux du livre ou de la bande-dessinée, tout y est pour émerveiller les plus petits comme les plus grands. Tout est fait pour varier les plaisirs, et ce, jusqu’à la dégustation du champagne au crémant.