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Création poétique

Sous la coupole spleenétique du ciel (56)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 26 Septembre 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

 

Lorsqu’il ne marchait pas, rien ne marchait, tout allait de guingois. Même ses pensées cahotaient entre deux stades.

Alors, d’une allure plus ou moins cadencée, il se lançait dans des excursions qui le ramenaient toujours à son point de départ.

C’était une démarche absolument nécessaire, que de se projeter en avant. Non le temps, mais les idées avançaient au rythme de ses pas. Et ce qu’il recelait se révélait enfin.

C’est ainsi que l’on devient soi-même, jugeait-il, en s’éloignant de ça demeure.

 

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Blues for Charlie (Part eight)

Ecrit par Jean-Jacques Marimbert , le Mardi, 25 Septembre 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

 

 

Hush hush !

 

Reprenons le fil rouge

orchestre hétéroclite escorte

bringuebalante j’ai la pêche

à bout d'bras la journée dans

le seau nous croisons des

enfants j’exhibe le butin

poussière chaude je repars

en courant vaille que vaille

Tête à tête (1)

Ecrit par François Vinsot , le Jeudi, 20 Septembre 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Twitexte

 

Le tweet :

Un matin j’ai découvert ma tête gisant au pied du lit et l’ai remise à sa place en tâtonnant du bout des doigts comme un malade.

 

Le twitexte :

 

Ce fut un travail soigné réalisé dans le noir et la solitude sans miroir sans ma femme et sans bruit et je ne pense pas qu’il soit vraiment très  nécessaire d’entrer davantage dans les détails d’une opération qui s’est finalement bien passée.

Sous la coupole spleenétique du ciel (55)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 19 Septembre 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

 

Dans son récit il avait mentionné les dimensions de son corps, de sa chambre, de l’immeuble, de la ville, du pays, peut-être aussi. Sans doute n’avait-il pas parlé de cette dimension fractale des bruits, qui se fracassaient sans cesse sur les murs de l’appartement, et qu’il ne percevait plus depuis qu’il écrivait, sans se soucier des autres.

Il racontait ce qu’il était, ce qu’il paraissait être. Ses moindres faits et gestes prenaient une dimension, concentrique.

Je, n’est plus un autre, mais seulement lui-même.

Et ses lecteurs recevaient ses livres, comme une quadrature, saisie dans un cercle, infernal.

 

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Blues for Charlie (Part seven)

Ecrit par Jean-Jacques Marimbert , le Mardi, 18 Septembre 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

Catfish blues

 

Poisson-chat de l’enfance

glisse entre algues et rochers

fait ripaille de tout (par bans

serrés les scènes et parfums

bariolés visages dans les

remous côtiers mêlés aux

bouts de bois pétales de

lauriers roses ou blancs