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Création poétique

Les Fleurs du Bien

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Samedi, 14 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

Dans les rayons de tes champs

Dans tes dunes sans aventuriers

Dans ton bateau sans matelots

Dans tes feuilles allongées

Dans tes montagnes sans rivières

Dans les couloirs de tes poèmes

Dans ta ruche sorcière

Voyageurs

Ecrit par Sandra Lillo , le Samedi, 14 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

Combien de paysages traversés

entre tuiles d’ardoise et de brique,

de rues piégées dans les faisceaux du train ?

Combien de paroles chapardées

liant nos sorts en un,

de pensées tues aux lueurs fragiles

de matins pluvieux, brumeux ou ensoleillés ?

Journal des lisières tanka-suite # 30

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 09 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

l’incertitude sur un lever de jour

ne présume jamais de la nuit suivante


nous avions dormi

dans une maison ancienne

à notre réveil

le soleil à la fenêtre

suce un givre éblouissant

 

les paupières closes

contre ton épaule douce

je me suis couché

rouvrant les yeux sur ta peau

vif j’en ai goûté le sel

Avec des couleurs fauves

Ecrit par Ismaël Billy , le Vendredi, 06 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Avec des couleurs fauves, et des éclats, et des ambres jetées dans tes yeux.

 

Avec ta main gauche serrée sur ta bouche entrouverte,

 

Et tes cheveux à la soie des brises d’été, lorsque nue sur la terre.

Lorsque nue à la mâle racine de l’arbre, fier des siècles.

 

Avec tes yeux étirés du soleil orgueilleux qui ne se laisse voir qu’endormi,

 

Tes joues devinées au souffle de ta bouche,

Mon nom pour bouclier

Ecrit par Myriam Ould-Hamouda (Maestitia) , le Vendredi, 06 Février 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Ne me demandez pas d’en avoir honte

De le traîner comme un boulet

Parce qu’il ne rentre pas dans la marge

De ma dissertation de français

Que votre langue dérape et se rétame

À chaque fois qu’elle fait l’appel

 

Ne me demandez pas d’en être fière

De le brandir comme un trophée

Parce qu’il résonne au-delà des frontières

Des traits noirs du planisphère

Que je porte l’histoire d’un peuple

Sur ma carte d’identité