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Chroniques régulières

"Sanctuaire du coeur" : dans les bordels d'Indochine

Ecrit par Claire Teysserre-Orion , le Vendredi, 22 Mars 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

 

« Seuls les enfants qui sont malheureux dans leur vie de tous les jours quittent leur maison. Seuls ceux qui se croient dans une impasse quant à leur avenir se lancent dans des actes aussi téméraires et imbéciles ».

A ces mots, je me suis dit que j’avais trouvé là un bon compagnon de voyage mais j’aurais mieux fait de laisser Than dans son sanctuaire. Il s’était fait la malle parce qu’il avait surpris son père coucher avec sa fille adoptive dont, en plus, il était amoureux. Et puisqu’à ses yeux l’amour ne pouvait être sincère, il serait vénal. D’une manière comme une autre de gagner sa vie, Than me proposait de faire le tour des bordels du Sud du Vietnam.

Nos écrivains ont peur d'écrire leurs autobiographies

Ecrit par Amin Zaoui , le Jeudi, 07 Mars 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Souffles

 

Pourquoi est-ce que les écrivains algériens, maghrébins et arabes n’ont pas le courage d’écrire leurs autobiographies ? Pourquoi n’osent-ils pas écrire leurs miroirs ? N’osent-ils pas se regarder en face, fouiller dans la mémoire sans la trahir ? Ecrire son autobiographie, une autobiographie digne de cette appellation, exige un risque intellectuel et culturel exceptionnel.

Dans notre culture marquée par le poids du communautaire où l’auto, le moi, le un, l’individu ou l’individuel est banni ou mal-vu, l’écriture de l’autobiographie devient un défi ! Une provocation ! Y-a-t-il parmi ceux qui se prétendent écrivains et producteurs de sens et de la beauté quelqu’un qui a osé commettre un livre à l’image des confessions de Jean-Jacques Rousseau ? Pourquoi est-ce que les maîtres de la littérature maghrébine et arabe n’ont pas écrit leurs autobiographies ? Ni Moufdi Zakariya, ni Mohamed Dib, ni Kateb Yacine, ni Malek Haddad, ni Abdelhamid Benhadouga, ni Mouloud Mammeri, ni Mouloud Feraoun… aucun d’eux ne s’est aventuré dans les chemins labyrinthiques de son autobiographie.

La mère Michel a lu (15) - La poésie en prose au XXème siècle

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 27 Février 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

« La Mère Michel n’a jamais perdu son chat. Elle le tient attaché, ne le lâche pas de l’œil. Le félin est un livre, il n’a pas d’âge. D’hier, d’aujourd’hui, de toujours, il miaule derrière la porte ».

 

Les entretiens de la Fondation des Treilles

Les Cahiers de la NRF / Gallimard (1)

 

Ouvrage publié en décembre 2012

Textes réunis par Peter Schnyder

Avant-propos de Peter Schnyder

500 pp. / 24,90 €

Les mots sont usés jusqu'à la corde

Ecrit par Claire Teysserre-Orion , le Vendredi, 22 Février 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

 

« Le jour où j’ai compris que je ne serais jamais que le gardien absurde, le concierge inutile de la salle du trésor, que je camperais toujours dans l’antichambre de mon idéal, le choc a été terrible ».

 

La vengeance des traducteurs


Michèle Kahn, Yves Gauthier, Isabelle Liber, Fanchita Gonzalez Batlle, Denis Benejam, Sean James Rose, Phuong Dang Tran et Hiep Chan Vicheth ont escorté mon voyage jusque-là. Ils ont été de chaque roman, chaque chapitre, chaque ligne. Répétant chaque mot derrière mon épaule.

La chronique du sel et du soufre (Février 2013)

Ecrit par Jean-Luc Maxence , le Mardi, 19 Février 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Rendez à Césaire ce qui est à Césaire !

 

À l’occasion du centième anniversaire de la naissance du nègre universel, Aimé Césaire (1913-2008), il semble venu le temps opportun de relire l’œuvre lyrique et flamboyante du condisciple de Léopold Sédar Senghor à l’École Normale Supérieure. L’homme est désormais un mythe, le symbole de l’intégration du poétique et du politique. Son poème Cahier d’un retour au pays natal, écrit en 1938, paraît en 1947 avec une préface d’André Breton. Celui-ci salue en lui « un grand poète noir » entamant le chant profond de la liberté et devenant, après un long destin, le héros du réveil de l’Afrique à la cause des Noirs.

Maire de Fort-de-France depuis 1945, et député de la Martinique, Césaire fut en un premier temps apparenté au groupe communiste, puis il rompit avec ce dernier en 1956, analysant ses options sur l’indépendance des colonies africaines. Ensuite, Césaire finit par fonder le parti progressiste martiniquais.