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Chroniques régulières

Ekphrasis 5 - Collection of poems

Ecrit par Marie du Crest , le Samedi, 06 Juillet 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

En lisant Petites fadaises à la fenêtre, Hervé Bougel, 2004, La Chambre d’échos

 

Le 21 juin 2013, je reçois dans la caisse en bois qui me sert de boîte aux lettres une grande enveloppe au dos cartonné, dans laquelle se trouve une enveloppe plus petite en papier kraft sans aucune annotation. Un petit livre blanc, mince.

Petites fadaises à la fenêtre

Keepsake sans gravures, journal poétique. Un recueil pour se recueillir en silence, tout dedans.

Fadaises : « Cet auteur a rempli son livre de mille fadaises » Furetière.

Il avait dans son carnet préparatoire écrit « observations ». Biffure noire. Fadaises des vies quotidiennes. Joli mot méchant et modeste.

Derrida, El Maâri, Baudelaire, Abou Nouas et les autres

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 24 Juin 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

In "Souffles" (Liberté)

 

Pourquoi la modernité dans la littérature arabe a-t-elle échoué ou tardé ? Pourquoi, après presque un siècle depuis la publication du roman autobiographique Les Jours de Taha Hussein – ce roman a été publié en 1929 traduit en français et préfacé par André Gide –, le courage littéraire a-t-il régressé dans le monde littéraire arabe ? La bonne littérature a reculé ? La raison s’est éclipsée ? La critique s’est marginalisée ? On va droit, de plus en plus, dans le mur, vers l’abîme ou dans l’obscurité. Les intellectuels arabes ont raté leur rendez-vous avec la modernité, tout simplement, parce qu’ils ont coupé, d’un côté, avec leur patrimoine osé et rationnel, et de l’autre côté, faute de la traduction, avec les richesses de la pensée humaine. Les écrivains arabes, à l’image du lecteur arabe, même quand ils sont occupés par la littérature universelle se trouveront face à des écrits faussement traduits.

La chronique du sel et du soufre (Juin 2013) - Le questionnement philosophique

Ecrit par Jean-Luc Maxence , le Mercredi, 19 Juin 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

L’éternel et indispensable questionnement philosophique

 

On doit à sa propre volonté et à l’amitié personnelle de Claude Saliceti pour feu Bernard Caussain l’heureuse parution de ce Dictionnaire du questionnement (1) qui affiche l’ambition de nous aider à poser correctement les questions métaphysiques de la vie et à définir précisément le sens des mots. Des mots justes pour espérer atteindre l’objectif de se faire comprendre du plus grand nombre, objectif plus ambitieux qu’il n’y paraît !

Si la philosophie, venu du latin philosophia (ami de la sagesse) désigne toute démarche de la pensée visant à être à la fois un acte de connaissance et une règle de vie, nous sommes tous philosophes et quêteurs de sens. Nous aspirons à la rigueur, à la cohérence, nous revendiquons souvent une pensée rationnelle, un doute méthodique, tout en voulant garder et cultiver une capacité d’étonnement, d’émerveillement, en effet. Ce volume, rassembleur de termes exprimant concepts et valeurs, est un outil précieux, une source de références pour tout « honnête homme » du XXIème siècle. La rencontre de Bernard Caussain, qui était professeur de philosophie, et de Claude Saliceti qui dialogua avec Bernard d’Espagnat, Directeur du laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires dans Candide et le physicien (2), est féconde. Elle peut aider à clarifier le débat de la vie.

La collectionneuse d'Eric Rohmer

Ecrit par Sophie Galabru , le Vendredi, 14 Juin 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Ce film d’Eric Rohmer est le quatrième des six contes moraux. La Collectionneuse aborde autant de thèmes que celui de la beauté et de la peinture, de l’activité et de la paresse, autour d’un trio de forces où s’illustrent les problématiques de la pureté et de la collection, du désir et du nihilisme. Adrien, jeune mondain antiquaire désargenté laisse sa maîtresse mannequin Mijanou partir faire des photos à Londres et s’installe pour l’été dans une villa isolée des environs de Saint-Tropez, appartenant à son ami Rodolphe. Il partage la demeure avec un intellectuel artiste et nihiliste, Daniel, son maître à penser. Haydée, une séduisante jeune fille, elle aussi invitée par Rodolphe, vient troubler leurs vacances.

 

Les Prologues : les discussions dialectiques

Trois prologues indépendants présentent à leur façon chacun des protagonistes du trio. Le premier expose Haydée Politoff, la collectionneuse marchant sur la plage, au bord de la mer, le silence laisse place à des plans rapprochés sur son corps androgyne et seul, elle est la femme qui séduit, la beauté muette.

Arjowiggins - Des papiers à forte impression

Ecrit par Elisa Amaru , le Mercredi, 12 Juin 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Avec une France morose et un secteur de l’édition qui surnage à grand-peine dans un flou médiatique, numérique et culturel sans précédent, nombre sont les professionnels du papier à s’organiser pour faire mentir les pronostics d’une prochaine ère galère. Acteur majeur et leader mondial pour la production de papiers techniques et de création, l’entreprise Arjowiggins est de ces petites mains de fer qui travaillent dans l’ombre à produire un papier de velours. Comme à faire évoluer de l’intérieur nos perceptions de consommateurs, désormais gavées de pixels et ultra-dématérialisées. De quoi aborder sereinement les rivages du changement.

 

S’adapter dans la continuité

Dédiée à l’édition, à la communication publicitaire des grandes enseignes, aux beaux-arts et à l’univers de la papèterie haut-de-gamme, la division « Creative Papers » d’Arjowiggins emploie quelque 1200 personnes réparties sur ses différents sites de production. Filiale du groupe Sequana depuis le tournant du siècle, le papetier a dû s’adapter, et avec l’antique moulin d’Arches, tourner plus d’une fois sans perdre ce mélange d’audace, de singularité et de vision de l’avenir qui fait encore aujourd’hui son succès.