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Chroniques régulières

La main cachée de Cortés

Ecrit par Jean Bogdelin , le Mercredi, 01 Mai 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Le parcours éditorial de L’Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne vient de subir une grande secousse, ébranlant sérieusement le crédit de son auteur, avec la parution au Seuil du livre de Christian Duverger, Cortés et son double, enquête sur une mystification.

Nous connaissons en France des rééditions récentes de L’Histoire véridique, toutes reprenant la traduction de Jourdanet (1877), chez Actes Sud 1996 sous le titre de La conquête du Mexique, et sous le titre complet de l’édition de Madrid 1632, à La Découverte 2009 (reprise de Maspero 1980), exhibant chez les uns et les autres le nom de Bernal Diaz del Castillo comme auteur.

L’Histoire véridique occupe, il est vrai, une très belle place, au sommet, selon certains, de la littérature hispanique « entre Le Cid et Don Quichotte », écrit Christian Duverger. L’opinion de Gérard Chaliand, préfacier d’Actes Sud, n’est pas moins élogieuse : « A tous les égards, L’Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne est un chef-d’œuvre de la littérature militaire et Bernal Diaz, qui savait qu’il laissait une œuvre mémorable, ne pouvait se douter qu’il égalait, lui le soldat sans fortune, fantassin et sans commandement aucun, les plus grands témoins de l’histoire ». La référence aux Commentaires de César est soulevée ici et là, de même à LAnabase de Xénophon.

Hemingway à Taourirt Mimoun

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 22 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

In "Souffles"

 

Je l’ai vu, l’écrivain. De mes propres yeux, je l’ai vu, l’écrivain du siècle ! Ce que je vous raconte ne relève pas de l’imagination, ni d’hallucination ! Cette semaine, de vrai, au village Taourirt Mimoun, j’ai vu Ernest Hemingway ! Je ne suis pas frappé par un Djinn, ni hanté par le diable. Et je suis sûr et certain que cet écrivain est né le 21 juillet 1899 à Oak Park dans l’Illinois aux Etats-Unis et mort le 2 juillet 1961 à Ketchum (Idaho). Mais moi, je l’ai vu, ces jours-ci, d’abord à Béjaïa, comme partir sur les traces d’Ibn Khaldun. Puis Hemingway soudain a pris « la route des olives » vers la grande Kabylie. Dans les pays des Berbères, il n’y a ni petite ni grande ! Ils ont tous la même taille, celle de l’olivier ou celle de la liberté, c’est kifkif !

La chronique du sel et du soufre (Avril 2013)

Ecrit par Jean-Luc Maxence , le Mercredi, 17 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Et que disent vos rêves ?

 

Comment ne pas signaler à nos lecteurs l’ouvrage de Bénédicte Uyttenhove qui vient de paraître chez Dervy ? En effet, l’étude très documentée de Bénédicte Uyttenhove, diplômée en psychologie clinique de l’université de Paris VIII, présente au grand public l’approche jungienne des grands rêves comme messages à décrypter. Elle y souligne les caractéristiques de la pensée jungienne comparée à la pensée freudienne sur le même sujet d’études.

J’aime à le répéter : en fait, ce qui me semble faire la richesse, la haute valeur même de ce livre qui deviendra vite « de référence », c’est sa lisibilité immédiate qui éveille notre faculté d’émerveillement.

Freud croyait que tout rêve correspondait à la satisfaction d’un désir refoulé et qu’il puisait ses racines dans la sexualité infantile, alors que, selon la vision jungienne, tout songe peut être également une manière d’exprimer une frayeur vitale. Certains rêves sont donc des outils de prospection remplissant un rôle d’avertissement ou même de « transmissions parapsychologiques ». Selon la vision holistique du maître de Zurich, le recours capital sur lequel il appuie sa tentative d’interprétation n’est pas nécessairement la censure ou le refoulement, mais tend plutôt à être les symboles, les mythes et les archétypes.

Carnets d'un fou - XXI par Michel Host

, le Jeudi, 11 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

 

Le 4 avril 2013

 

Rétrospectivité / Prospectivité / Objectivité / Subjectivité / Invectivité / Perspectivité / Salubrité

 

« Il faut se hâter de rire avant d’être heureux sans quoi nous risquerions de mourir sans avoir ri ».

L.-F. Céline, Lettres, à Simone Saintu, le 7 juillet [1916]

La cause buissonnière (11) : Allô docteur Ludo, comédie médicale

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 27 Mars 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Allô docteur Ludo, écrit, composé et chanté par olive et moi, raconté par François Morel et illustré par Arnaud Boutin, Actes Sud Junior/tôt Ou tard, novembre 2012, 48 pages, 19,80 €

 

Difficile de rester objective devant les créations d’olive et moi à qui était déjà consacrée pour partie la Cause buissonnière « Drôles de zoos »*. Ce drôle de bonhomme écrit, compose et chante de délirants contes musicaux, des zopéras rock pour enfants, de haute voltige. Du grand art enfantesque. Dans ce troisième opus, il se consacre à une « comédie médicale » illustrée par le talentueux Arnaud Boutin et racontée par son complice François Morel dont on ne saurait saluer trop bas les multiples talents. Or, ici, il donne la pleine mesure de sa voix protéiforme jusqu’à nous faire peur dans la peau du Médiataure…

Mais commençons par le commencement : le docteur Ludo est un « doudoutologue » (diplômé en Bobologie de la Diafoirus Académie), il soigne les doudous malades, les jouets cassés, les poupées qui craquent et… de ce fait, indirectement, les maux des enfants… Mais n’allons pas trop vite.