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Chroniques régulières

Libanostalgies

Ecrit par Elena-Brandusa Steiciuc , le Mardi, 08 Mars 2011. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Chronique régulière

Je ne crois pas aux coïncidences.  « La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a », nous dit un vers de Prévert, mais en ce début de décembre je cherche à savoir pourquoi le destin a laissé pour la fin de l’année la plus belle de mes découvertes : le Liban.

De retour au pays, dans le train qui traverse la plaine moldave couverte de neige, un livre d’Amin Maalouf à la main [1], je regarde le soleil qui se couche derrière les Carpates et je pense à la douceur du soir  à Byblos, où le même astre répandait tout son sang dans la Méditerranée.

Coïncidence ou pas, un voyage professionnel à l’Ecole des Traducteurs et Interprètes de Beyrouth (ETIB) de l’Université Saint-Joseph m’a servi de tremplin pour une initiation que j’attendais depuis longtemps : l’Orient. Bien avant moi, le Roumain Panait Istrati – cet incorrigible voyageur dans  l’Empire Ottoman et le pourtour méditerranéen – s’était laissé séduire par la beauté de cet espace.

Chronique du sel et du soufre (mars 2011)

Ecrit par Jean-Luc Maxence , le Mercredi, 23 Février 2011. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Chronique du sel et du soufre

 

MORIN, MAURIAC, SZASZ, QUELLE VOIE ?

 

Le dernier livre d’Edgar Morin, La Voie (1) est sans doute  l’ultime tentative de cet étrange vieillard indiscipliné pour tenter d’énoncer pour tous et de synthétiser sa pensée sur la mondialisation actuelle au cœur de laquelle il identifie le pire et le meilleur. Pour Morin, le pire n’est pas sûr, car, ainsi que le dit Hölderlin « Là où croit le péril, croît aussi ce qui sauve ».

Soulignant que désormais tout est interdépendant, mais « en même temps séparé », Edgar Morin tente dans cet essai foisonnant (parfois trop ?)  de réunir le dispersé, de ne jamais abandonner un certain principe universaliste, de saluer la richesse humaine des diversités culturelles tout en maintenant l’éloge de la « Terre-patrie » qui permet de défricher une communauté de destin.