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Chroniques régulières

Carnets d'un fou - XV

Ecrit par Michel Host , le Samedi, 18 Février 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Le 10 février 2012


Rétrospectivité / Prospectivité / Objectivité / Subjectivité / Invectivité / Perspectivité / Salubrité

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"[...] le visage de l'imposteur, de celui qui, pour subsister, cherche à plaire à l'insignifiance."

Martin Melkonian, Le Clairparlant

 

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Chronique du sel et du soufre (Février 2012)

Ecrit par Jean-Luc Maxence , le Jeudi, 09 Février 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Éloge d’un mousquetaire de la langue

Depuis déjà longtemps, l’écrivain Philippe Barthelet, avec un esprit bien français et un style digne du Grand Prix de l’essai  que l’Académie française lui décerna en 2007, tient  une chronique de défense de la langue française dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. Chaque semaine, il réussit  à tenir en haleine ses fidèles lecteurs avec la pudeur de l’écureuil, le savoir-faire du grand professionnel et la grâce de l’artiste.

Du panache, Barthelet n’en manque assurément  pas. Non seulement il se fait militant infatigable de la langue française non sans audace ni courage, mais encore il se refuse toujours à mettre « la littérature à rude épreuve » et n’hésite pas à se moquer du « langage automatisé que préconisent les ministères », surtout en cette  période d’élections présidentielles où les plus prestigieux de nos candidats à l’Elysée ruent volontiers dans les brancards du style académique…

Nous aimons l’ironie de Philippe Barthelet et son sens inné de la poésie. Pour un magazine comme Valeurs Actuelles, bénéficier de la collaboration fidèle d’un tel essayiste est une permanente aubaine !  Pour cet expert, « le français ne s’apprend pas, il se conquiert » et « le langage est la signature de l’être ».

Quatre lettres dans une boîte postale scellée (1)

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 07 Février 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Première lettre


Dès que je pense à la place sociale, culturelle et politique qu’occupent les concepts suivants : diversité, identité, langue et religion, en Algérie et dans le Monde arabe d’aujourd’hui, quelque chose m’effraie. Certes, nous sommes fiers de notre diversité linguistique : nous étions, et nous sommes toujours, bercés dans au moins quatre langues : l’arabe algérien (la langue de ma mère), le berbère (langue des Algériens), l’arabe littéraire (langue d’école,  butin de l’islam) et le français (langue d’usage quotidien et butin de guerre contre le colonialisme). Nous sommes des êtres historiques aux quatre langues ! Et on a un beau soleil. Et une terre qui fait quatre fois la superficie de la France. Le plus grand pays africain. Et on a de bonnes dattes. Et un bon vin. Et on a un grand malaise. Certes, être le fils ou l’arrière-petit-fils littéraire et linguistique de Kateb Yacine (maître de Nedjma), ou de Cheikh Mohand Ou M’hand (Amokran Achchouara prince des poètes kabyles), ou de Moufdi Zakariya (maître de l’hymne national décédé en exil) ou d’Abdallah Ben-Kriyou (seigneur des poètes populaires), c’est un don du ciel et une fierté historique et intellectuelle. Linguistiquement parlant, nous sommes le Peuple élu ! On a tout ce qu’il faut, et un peu plus, on a la langue du lait maternel à la bouche, la langue du paradis dans le cœur et la langue du rêve algérien dans de beaux romans.

La mère Michel a lu (7), au jardin de rhubarbe

Ecrit par Michel Host , le Lundi, 30 Janvier 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED


Les « intranquilles »


La Mort d’un roman, Aymée Jafrati, Météorite, 147 pp., 2012, postface de Michel Host, Éditions Rhubarbe, 12 €

La Montagne, René Pons, 30 pp., 2012, Éditions Rhubarbe, 6 €

Éditions Rhubarbe, Auxerre, www.editions-rhubarbe.com/

Littérature sauvage, textes inclassables et autres curiosités. Maître d’œuvre : Alain KEWES


Aymée Jafrati, La mort d’un roman


Deux citations de Gilbert Prouteau, avant d’embarquer :

Pourquoi cette animosité envers nos écrivains ?

Ecrit par Amin Zaoui , le Vendredi, 20 Janvier 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Souffles...

 

L’écrivain détient sa propre logique. Elle est à lui seul. Sa peau. Même dans le mensonge, la logique de l’écrivain est prophétique, juste. Elle est autre que celles dont disposent les autres menteurs. L’écrivain adore prendre la folie en compagnie. Cette compagnie, cette folie, n’est que sa bougie pour voir clair, détecter la brume et traverser l’obscurité qui règne autour de lui.

Boualem Sansal, écrivain talentueux, le silence, la rigueur et la plume. Le défi et la douceur ! Il ne recule pas ! Fidèle à la mémoire de son ami le romancier Rachid Mimouni. L’encre d’écrivain est équivalente au sang du martyr. Comme Kateb Yacine, Boualem Sansal n’est pas aimé dans ce pays. Rejeté par les siens. Pas tous. Pourquoi on maudit les créateurs. Dieu les a créés à son Image Sublime. En 1978, encore étudiant à l’université d’Es-Sénia d’Oran, j’ai eu la chance de rencontrer Kateb Yacine. Écouter en tête à tête Kateb Yacine. Cela s’est passé à Ténira, petit village agricole dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès. C’était un beau jour de printemps, en avril. Assis, Kateb et moi, à même le trottoir, devant le seuil de sa petite maison rurale, il m’a offert une tasse de café.