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Carnets Nord

Maison fondée en 2007 et adossée aux éditions Montparnasse, Carnets Nord publie une douzaine d’ouvrages par an, en creusant deux sillons : les romans, français et étrangers, coups de cœur, et les essais/documents engagés, sur des thèmes d’actualité. Avec toujours l’ambition d’entretenir la curiosité et la passion dans un univers où il est difficile de se repérer tant la production est abondante.

 

Le onzième pion, Heinrich Steinfest

Ecrit par Yan Lespoux , le Samedi, 25 Février 2012. , dans Carnets Nord, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Langue allemande, Roman

Le onzième pion (Die feine Nase der Lilli Steinbeck, 2007), Carnets Nord, janvier 2012, traduit de l’allemand par Corinna Gepner, 416 p. 20 € . Ecrivain(s): Heinrich Steinfest Edition: Carnets Nord

Georg Stransky vit une vie d’une sécurisante banalité avec son épouse et sa fille jusqu’au jour où une pomme traverse la fenêtre de leur cuisine. Le lendemain, Georg a proprement disparu.

Chargée de l’enquête, Lilli Steinbeck relie ce qui semble être un enlèvement à une série de huit disparitions. La séduisante inspectrice au nez difforme va dès lors commencer une enquête qui la mènera de l’Allemagne à l’Extrême-Orient russe en passant par la Grèce, le Yémen et l’île Maurice, accompagnée par un vieux détective grec obèse immunisé contre la mort, au cœur d’un jeu qui dépasse l’entendement humain et qui semble manipulé par des puissances supérieures.

Einstein avait raison : non Dieu, ou en tout cas les dieux ne jouent pas aux dés. Ils jouent à un autre jeu, aux règles complexes, et qui ne semble pas toujours laisser beaucoup de place au hasard.

On l’aura compris, une fois de plus, Heinrich Steinfest se lance dans une histoire qui prend pour prétexte une enquête policière et utilise un certain nombre de codes du polar pour nous livrer tout autre chose… on ne sait trop quoi d’ailleurs, tant s’entremêlent les genres, motifs et réflexions différents.

"Vivez !", Stéphane Hessel/Edouard de Hennezel/Patrice Van Eesel

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 21 Février 2012. , dans Carnets Nord, Les Livres, Recensions, Essais, La Une Livres

"Vivez !", Carnets Nord 2012. 96 p. 6 € . Ecrivain(s): Edouard de Hennezel et Patrice Van Eersel Edition: Carnets Nord

 

Entretiens avec Edouard de Hennezel et Patrice Van Eersel


Stéphane Hessel. Quatre-vingt-quatorze ans. Un esprit ouvert, curieux et enthousiaste. Être passionné par la vie. Toujours en activité à donner des conférences ou des interviews ici et là. Edouard de Hennezel et Patrice Van Eersel ont réussi à obtenir un entretien avec celui qui a contribué « à la mise en place d’institutions précieuses comme les Nations Unies, l’unification de l’Europe […] ».

Au fil de cet entretien, Stéphane Hessel expose ses valeurs humaines, ses convictions profondes, sa foi en la vie, et sa chance, dit-il, « a été , dans le milieu du XXe siècle, cruel pour beaucoup, d’avoir connu de grandes douleurs, de grandes souffrances – des tortures -, de fréquents risques de mort… et d’avoir pu sortir de tout cela en étant resté physiquement et psychologiquement intact. [...] Je suis très reconnaissant à la Vie. Je pense que la gratitude vis-à-vis du réel est une des forces sur lesquelles on peut s’appuyer, et qui peut même vous donner la possibilité de faire du bien à d’autres.

Les cahiers de Lili Rose, neuf ans en 1940, Marie Faucher

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 18 Janvier 2012. , dans Carnets Nord, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Biographie, Récits

Cahiers de Lili Rose, neuf ans en 1940. Ed. Carnets Nord. 208 p. 17 €. Janvier 2012 . Ecrivain(s): Marie Faucher Edition: Carnets Nord


Cahiers d’enfance. Juin 1940. Région parisienne. La «drôle de guerre» touche à sa fin. Un seul espoir, l’exode vers le Sud. L’indicible horreur a pris, elle aussi, le convoi en marche. Mort, souffrance, peur, privation, chagrin. Mots et perception d’enfant au bout de son crayon, Marie, à la demande de sa mère, témoigne, sur ses cahiers, crayon en main : « Je m’appelle Marie-Julie Rosenrot, j’ai neuf ans. […] On vit tous ensemble à Robinson pas loin de Paris, Papa, Maman, Boum et Pierrot, et Mémé qui est la mère de ma mère. […] C’est la guerre ! Voilà ! C’est comme ça la guerre, et nous dedans ! Et nous on est encore vivants et à côté ils sont morts » ! […] Je me rappelle que le 3 juin, il y a eu un très gros bombardement, et avec Boom et Pierrot on regardait par la fenêtre ; on ne voulait pas descendre à la cave, on voulait voir tomber les bombes sur Billancourt. Je sais que c’était le 3 juin parce que tout le monde répétait : «Le terrible bombardement du 3 juin.» Et nous les enfants, on n’avait même pas peur du tout. Les parents, oui.»