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Calmann-Lévy

Calmann-Lévy est une maison d'édition française fondée en 1836 par Michel (1821-1875) et Kalmus dit Calmann Lévy (1819-1891), de Phalsbourg en Moselle, sous la raison sociale « Michel Lévy frères », devenue « Calmann Lévy » après la mort de Michel en 1875. Elle fait partie du groupe Hachette depuis 1993.

 

Le coup du hasard, Lawrence Block

Ecrit par Yan Lespoux , le Samedi, 06 Juillet 2013. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, USA, Roman

Le coup du hasard (A Stab In The Dark, 1981), traduction de l’anglais (USA) par Alain Defossé, avril 2013, 200 pages, 19,50 € . Ecrivain(s): Lawrence Block Edition: Calmann-Lévy

 

Heureuse initiative de la part de Robert Pépin que d’exhumer ce volet manquant des enquêtes de Matt Scudder, le seul à n’avoir jamais été traduit en France.

Quatrième roman mettant en scène ce détective privé sans licence enquêtant autant pour rendre service aux autres que pour se rendre service à lui-même, Le coup du hasard voit Scudder partir à la recherche du véritable assassin d’une jeune femme tuée neuf ans plutôt. Si le crime avait initialement été mis sur le compte d’un tueur en série, de nouveaux éléments semblent en effet indiquer que le meurtre de Barbara Ettinger serait le fait d’une autre personne. Refusant de vivre dans l’ignorance de l’identité de l’assassin de sa fille, Charles London demande donc à Scudder de reprendre des investigations, au risque de devoir regarder la vérité en face.

Fin de course, C. J. Box

Ecrit par Yan Lespoux , le Vendredi, 14 Juin 2013. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, USA, Roman

Fin de course (Nowhere to run, 2010), trad. de l’anglais (USA) par Aline Weill, avril 2013, 355 pages, 20,90 € . Ecrivain(s): C. J. Box Edition: Calmann-Lévy

 

Alors qu’il ne va pas tarder à quitter son affectation à Baggs, dans la Wyoming, le garde-chasse Joe Pickett entreprend une dernière expédition dans la Sierra Madre, après que des chasseurs lui ont confié s’être fait dérober un wapiti qu’il venait d’abattre. Il rencontre bien vite deux jumeaux vivant reclus dans la montagne, et refusant de se soumettre à une quelconque autorité, Pickett devient une proie traquée. Échappant finalement à ses poursuivants, il se trouve alors confronté à la mise en doute de son aventure aussi bien par la police locale que par le FBI ou ses supérieurs. Supputant que tout cela cache quelque chose et décidé à réparer l’humiliation qu’il a subie, Pickett décide de retourner dans la Sierra Madre.

Pour la dixième aventure mettant en scène son héros récurrent, C.J. Box décide d’offrir au lecteur deux romans pour le prix d’un : un roman du type de ce que l’on appelle dans le cinéma d’horreur « survival », où le personnage principal se trouve traqué par des psychopathes dont on ne peut qu’imaginer ce qu’ils feront de lui une fois qu’ils lui auront mis la main dessus d’une part, une enquête plus classique d’autre part centrée comme souvent chez Box sur des citoyens injustement victimes de la corruption des politiques et de la collusion de ces derniers avec les milieux d’affaires.

Une balade dans la nuit, Georges Pelecanos

Ecrit par Yan Lespoux , le Samedi, 02 Mars 2013. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, USA, Roman

Une balade dans la nuit (The Cut, 2011), trad. (USA) Elsa Maggion, Calmann-Lévy, Robert Pépin présente, février 2013, 269 p. 19,90 € . Ecrivain(s): George Pelecanos Edition: Calmann-Lévy

 

Spero Lucas, ancien marine reconverti dans l’investigation privée, est contacté par Anwan Hawkins, trafiquant de marijuana qui, depuis sa prison, voit sa nouvelle filière d’approvisionnement court-circuitée et ses colis disparaître.

Comme souvent chez Pelecanos, l’intrigue tient en quelques mots. Essentiellement parce qu’elle n’est que prétexte à raconter non pas une histoire, mais une ville, Washington, toujours, et un personnage. C’est ce qui a fait le charme très particulier de cet auteur mais aussi, plus récemment, sa faiblesse, avec une grande tendance dans ses derniers romans à se montrer répétitif et à verser dans un sentimentalisme un peu artificiel et lassant.

C’est donc avec une certaine appréhension que l’on abordait ce nouveau roman, en même temps qu’avec l’espoir de retrouver le Pelecanos qui nous avait emballé avec les enquêtes de Nick Stefanos, de Dereck Strange, de Terry Quinn ou la vie de Dimitri Karras.

Le pouce de l'assassin, Lawrence Block

Ecrit par Yan Lespoux , le Lundi, 04 Juin 2012. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, USA, Roman

Le pouce de l’assassin (Hit List, 2000), trad. de l’anglais (USA) par Vincent Delezoide, Mars 2012, 384 p. 20,50 € . Ecrivain(s): Lawrence Block Edition: Calmann-Lévy

 

Le précédent roman mettant en scène Keller le tueur à gages philatéliste, Keller en cavale, laissait à penser que, peut-être, cette courte série (trois romans jusqu’alors) allait prendre fin. C’était sans compter sur l’imagination de Lawrence Block et son attachement palpable à son étonnant héros.

Revoilà donc Keller, toujours aussi précautionneux dans son travail et fou de timbres. On aurait bien du mal à vraiment résumer l’intrigue tant la succession de missions, comme à chaque fois, fait prendre au roman la forme d’un quasi recueil de nouvelles. Lawrence Block laisse cependant un fil ténu – la recherche de ce qui pourrait bien être un autre tueur à gages essayant d’éliminer la concurrence – censé mener Keller et son employeuse, Dot, du début à la fin du livre.

Cela commence plutôt bien avec une mission où tout se passe matériellement pour le mieux mais où, inexplicablement nerveux, Keller ne cesse de cogiter. Cela tombe bien, ce sont justement les réflexions de Keller, cette manière de tout envisager selon une logique tellement poussée à l’extrême qu’elle en devient totalement farfelue qui fait que l’on se plaît à lire ses aventures.

Ma vie précaire, Elise Fontenaille

Ecrit par Sophie Adriansen , le Vendredi, 27 Avril 2012. , dans Calmann-Lévy, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Ma vie précaire, 4 avril 2012, 220 p. 15,50 € . Ecrivain(s): Elise Fontenaille Edition: Calmann-Lévy

 

La narratrice quitte son appartement parisien. Ses enfants, grands, ont volé loin du nid depuis un moment. Elle est livrée à elle-même.

Le roman s’ouvre sur la dispersion des bibliothèques de la narratrice, que celle-ci observe à distance avec intérêt. Contre toute attente, voir ces livres, autant d’anciens fétiches, faire le bonheur de tierces personnes la remplit de joie. La fin des besoins matériels et le détachement sont en marche.

« J’avais enfin quitté la marchande de sommeil, et trouvé pour quelques jours refuge à Vincennes, non loin de la tour où le marquis de Sade passa quelques années chez un ami d’ami parti en voyage, mais décidément Paris m’était impossible : jamais je ne trouverais un bail, personne ne voudrait louer ne serait-ce qu’un studio à un écrivain sans le sou, et surtout sans fiche de paye – le sésame des temps modernes –, il me fallait repartir, au hasard Balthazar, encore une fois » (page 75).

Ma vie précaire est le récit de l’errance d’une femme qui a choisi sa vie, qui a opté pour la liberté, et qui assume le prix que la vie lui fait payer pour cela. Errance professionnelle, errance financière, errance immobilière, errance parmi les hommes, les livres, les mots.